Pourquoi les produits structurés montent en puissance ?

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L’article « Pourquoi les produits structurés montent en puissance ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Benoit Richard - Vu 436 fois

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Les produits structurés permettent aux épargnants de diversifier leurs investissements par rapport aux instruments financiers standards disponibles sur les marchés (actions, obligations, placements monétaires etc.), et bénéficient, entre autre, d’une option de protection partielle ou totale du capital. Par essence, ces produits sont complexes et corrélés à un ou plusieurs sous-jacents.

Ces dernières années, nous assistons à une augmentation exponentielle de la demande de ce type de produits hybrides. Encore peu connus du grand public il y a quelques années, leur utilisation s’est peu à peu démocratisée. Intéressons-nous donc à cette évolution et surtout aux raisons qui font qu’actuellement les produits structurés sont devenus un investissement classique de diversification.

Sommaire

1. Une diversification d’actifs

Au commencement, les produits structurés étaient liés généralement à une obligation ou à un panier d’obligations. Cela a évolué peu à peu pour permettre aux investisseurs d’accéder à de nouvelles classes d’actifs dont l’accessibilité est parfois sous une autre forme beaucoup moins simple (matières premières, actions émergentes, produits de corrélation ou de volatilité...), à des indices étendus ou tout simplement à une valeur précise.

2. Un ticket d’entrée revu à la baisse

Auparavant proposés à une clientèle fortunée pouvant investir plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’euros, les produits dits « structurés » évoluent avec un versement minimum d’investissement qui diminue peu à peu. Tout investisseur souhaitant diversifier son patrimoine peut dorénavant investir dans cette classe d’actifs et ainsi, tout en restant très raisonnable sur la proportion qu’elle doit représenter dans votre portefeuille, diversifier son allocation.



3. Un couple rendement-risque favorable

Le couple rendement-risque est très favorable. En effet le principe même de diminution de cette notion de risque est une variante indispensable à la légitimité de ces investissements qui structurent leur mécanisme autour de différents niveaux de protection du rendement et du capital.

Nous pouvons même parler dans certains cas de supports refuges puisque certains produits proposaient une garantie en capital. Cette garantie contractuelle a disparu mais le risque est toujours diminué en « jouant » sur la période, sur l’horizon de placement et sur les différents scenarios de marché.

La barrière de protection est enfin une autre composante essentielle de l’investissement structuré. Celle-ci permet fondamentalement d’accéder à un capital protégé partiellement ou presque totalement (entre 50% et 90 %).

A l’heure où la recherche de rendement est directement dirigée vers une prise minimum de risque, il est logique que cette forme d’investissement se développe. Il va de soi que plus votre barrière de protection est élevée, moins le rendement l’est.


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4. Une réglementation de moins en moins opaque

Avant d’arriver à des normes établies et à une règlementation efficace pour éviter les dérives et protéger l’investisseur de manière plus satisfaisante, il a fallu quelques années. La réglementation s’est adaptée à cette nouvelle manière d’investir. Elle est donc devenue drastique à ne pas en douter.

Imposer un certain nombre d’informations et donc, de ce fait, rendre plus transparent l’investissement a pris du temps mais il ne faut plus douter de l’orthodoxie du sujet évoqué.

Cette transparence accrue, additionnée à la validation d’organismes de tutelle (AMF ou ACPR) permettent d’accroître la confiance pour investir dans ces solutions. La majorité des produits structurés sont éligibles d’ailleurs à l’assurance vie.



5. Des solutions sur-mesure

La somme des éléments évoqués précédemment a fait évoluer ce type de solutions au fur et à mesure d’une « forme standard nouvelle » vers de l’orfèvrerie financière.

En effet, un produit structuré permet aujourd’hui de coupler plusieurs éléments selon une typologie d’actifs variée sur une durée variable en se servant même des dates de constatations. De plus, le système binaire s’est complexifié (vers un minimum/maximum de trois données structurantes) tout en se libérant d’une opacité de fonctionnement.

Aujourd’hui, toutes les variables des produits structurés peuvent être personnalisées (la période, les dates de constatations, le sous-jacent, la typologie d’actifs, la barrière de protection, le coupon etc.).

Par essence, même si régulièrement les mêmes sous-jacents sont utilisés (ex : indice Euro stoxx 50), la multiplication des possibilités évoquées ci-dessus a augmenté le champ des possibles. Au-delà du « caractère formaté » de l’opération, des choix inhérents de convictions peuvent déterminer l’investissement. Ce type de produit est issu d’une fabrication personnalisée très adaptée à des profils patrimoniaux diversifiés, y compris les personnes morales.

La structure de l’investissement

Au-delà des marchés, l’incertitude est un mal moderne. De par la structure même de l’investissement, elle est plus facilement acceptée.
Naturellement, cette classe d’actifs se sert de la durée, et donc des cycles de marché pour sécuriser l’investissement. Les fonds sont immobilisés sur une période variable, connue au départ. Cela permet de dégager un rendement courant sous forme de coupons. Psychologiquement, le produit est plus supportable pour l’investisseur qui ne peut malgré tout connaitre le temps d’illiquidité de ses fonds.
La structure de rémunération particulière est également un facteur différenciant (capital garanti, rendement annualisé, potentiel de gain etc.).

A chaque date de constatation (en général à la date anniversaire de la souscription) où les capitaux ne sont pas libérés, l’investisseur peut se dire que la probabilité que ceux-ci se liquideront l’année d’après, ou pourquoi pas la suivante reste élevée.
La compréhension du produit, l’immobilisation des fonds, mais surtout les dates de constatations espacées par de plus ou moins longues périodes permettent d’accepter la volatilité.

Le simple fait d’être dans une position attentiste dont la rémunération non acquise d’une année sur l’autre est mémorisée, semble plus acceptable pour une personne ayant une aversion plus prononcée pour le risque.

Conclusion

Les produits structurés se modernisent. Ils ont été créés pour satisfaire une demande de diversification ou permettre à des investisseurs parfois déçus d’actifs plus traditionnels de pouvoir investir différemment (face par exemple à une forte volatilité constatée ces dernières années, même si cela s’est calmé depuis quelques mois).

Ces produits s’adaptent bien à notre période d’incertitude car, modulables à tous les niveaux, de l’horizon de placement jusqu’au risque en passant par le sous-jacent, ils peuvent être personnalisés selon les besoins de l’investisseur et la conjoncture économique.

A cela, leur fonctionnement est finalement assez simple (sans aller dans la technicité) et permet une bonne compréhension de la notion de diversification d’actifs.

En revanche, leur classification sur l’échelle du risque et en matière de complexité impose d’être bien informé avant de se lancer. Nos spécialistes du Conseil en Investissement Financier sont à votre disposition pour vous accompagner dans votre démarche.

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À propos de l'auteur

Benoit Richard , Conseiller en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un master de Gestion et de Management, Benoit fait le choix de se spécialiser en finance et en fiscalité. Il obtient un Mastère en Ingénierie et Gestion Internationale du Patrimoine au sein de la SKEMA Business School à Sophia Antipolis. Il débute sa carrière en tant que conseiller patrimonial à la BNP avant d’évoluer en tant que conseiller en gestion de patrimoine au sein de différents cabinets indépendants Parisiens, ayant une approche plus globale et pouvant préconiser toutes les classes d’actifs. Sa maitrise technique et ses connaissances financières ainsi qu’immobilières lui permettent de parfaire ses connaissances. Début 2017, retrouvant une vision partagée du métier et des valeurs humaines, il rejoint le Groupe Wast&Van et Netinvestissement au sein du cabinet de Paris ou il occupe actuellement la fonction de conseiller en gestion de patrimoine.

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