2015 : l’année boursière débute dans la volatilité !

Visa expert

L’article « 2015 : l’année boursière débute dans la volatilité ! » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Stéphane van Huffel - le 14/01/2015

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas entend-on souvent. Cependant, cette nouvelle année sur les marchés semble comme 2014 démarrer dans une incertitude quasi générale qui risque de voir se répéter le scenario de grande volatilité de l’année achevée. Car le début d’année est toujours le moment des prévisions, exercice difficile s’il en est.

bourse2

Le constat

Aujourd’hui, le marché des capitaux se trouve face à une forte divergence géographique qui place les investisseurs dans une position délicate. Une seule alternative : le marché US face au reste du monde.

En effet, d’un côté l’économie américaine se redresse et le niveau de confiance des consommateurs est à nouveau supérieur à son dernier pic de 2007. L’afflux de capitaux sur les actions US est d’ailleurs à son niveau maximum depuis…1992. Les performances s’en ressentent avec des rendements à deux chiffres sur l’ensemble des allocations.

A l’opposé, le reste du monde subit une inquiétante stagnation, voire connait dans certaines zones de la décroissance. Même les émergents déçoivent et ne réussissent pas à inverser le ralentissement de leurs économies depuis 2013. Le fantôme de la déflation rode même sur certains pays européens.

taux-credit

Le consensus

Le scenario le plus probable, privilégié par le plus grand nombre des observateurs et des acteurs sur les marchés, est celui d’un essoufflement progressif de l’engouement pour les actions américaines.

La croissance américaine ayant retrouvé des niveaux acceptables, le FED (Federal Reserve System, Banque Centrale américaine) pourrait donc entamer une nouvelle politique monétaire en relevant progressivement ses taux directeurs avant l’été.

Ajoutez à cela un prix du pétrole en baisse, un dollar qui s’apprécie et qui s’apprécierai encore plus et une remontée globale du niveau des salaires et vous obtenez une situation de stagnation des profits des entreprises voire même un début de mouvement baissier. Les actions américaines ne dégageant plus de dividendes, leurs ratios deviennent hors de prix et les investisseurs se détournent peu à peu de cette classe d’actifs.

Les pays émergents et la zone Euro redeviennent des cibles d’investissement privilégiées, dans un environnement de change et de taux attractifs. En particulier avec une perspective à court terme d’un éventuel QE mis en place par la Banque Centrale Européenne.

Les risques

Si le consensus existe, il est nécessaire tout de même de rester prudent comme le préconisent certains traders. En effet, un risque de bulle sur les valeurs américaines existe si les autres économies du reste du monde continuent de ralentir ou faiblissent plus alors que les profits des entreprises US continuent de croître.

Le dollar fort et une la faible inflation pousserait le FED à maintenir sa politique de taux et les capitaux mondiaux continueront d’affluer sur les marchés américains, et ce de façon déraisonnable. De plus, il n’est pas exclu que la grande confiance en la croissance américaine s’effrite et que l’inefficacité des politiques de relance européennes et émergentes entraine des situations de mini krach (comme en octobre dernier).

Conclusion

La volatilité est plus que jamais un élément à surveiller dans son choix d’allocation d’actifs. Les habituels repères tels que le cours du pétrole, les taux directeurs ou les parités de change du dollar sont plus que jamais déterminants dans l’analyse et les prévisions des mois à venir. Et les déclarations de Mario DRAGHI qui tendent vers un QE européen au printemps ainsi que l’allègement de la facture énergétique pour les entreprises due à la baisse des cours de l’or noir offrent un scenario de relance pour la zone européenne à suivre de prés.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides