Bourse : la gestion "smart beta" s’ouvre à tous

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Par Albin de Salies
Le 04/06/2019

L’article « Bourse : la gestion "smart beta" s’ouvre à tous » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

L’ambition de la gestion « Smart Bêta » est de mieux gérer les risques de marché et les diversifier. Quesaco ? Ce type de gestion, qui peut être traduite par « création de valeur » (à savoir des gains supérieurs à son référent sur le marché), est un dérivé de la gestion passive. Pour rappel, la gestion passive est une gestion financière indexée sur des indices boursiers classiques tels que le CAC40 ou encore le DowJones. La gestion « Smart Bêta », quant à elle, est également indexée sur des indices, mais sur des indices « améliorés ». Décryptage d’une stratégie novatrice.

Un mode de gestion innovant

Les indices boursiers classiques sont composés des plus grosses capitalisations boursières de certaines catégories. Plus la société a une capitalisation importante, plus son poids dans l’indice est fort.

Les indices sous-jacents à la gestion Smart Bêta, quant à eux, sont la clé de voûte de cette gestion passive améliorée : la gestion suit les indices, mais ces derniers diffèrent des indices standards. Ils sont construits en suivant une stratégie d’investissement bien identifiée : les titres composant ces indices ne sont plus pondérés par la capitalisation boursière, mais par d’autres critères.

Ainsi, par exemple des critères comme la valorisation de l’entreprise, la volatilité des titres ou encore les capitaux propres, peuvent être pris pour créer un indice Smart Bêta. A terme, l’objectif de ce type de gestion est d’accroître la rentabilité d’un portefeuille pour un même risque, ou réduire le risque d’un portefeuille pour une même rentabilité.

"La gestion smart beta part du constat que les marchés d’actions, via les indices pondérés par la capitalisation, ne sont pas toujours efficients", explique Bruno Taillardat, responsable Smart Bêta et factor investing chez Amundi. Ce constat est sans appel : 10% du CAC40 est composé par LVMH, et 8% pour L’Oréal et Total. Si l’un de ces titres chute en bourse, c’est tout l’indice qui en paie le prix.

Une démocratisation de la gestion Smart Bêta

"Longtemps chasse gardée des investisseurs institutionnels, cette approche est aujourd’hui à la portée des épargnants individuels", indique François Millet, responsable des produits ETF ("Exchange Traded Funds", ou "fonds cotés en Bourse", un produit financier qui réplique un indice boursier) chez Lyxor AM, tout en précisant que "c’est plutôt, encore aujourd’hui, un produit de banque privée recommandé pour une clientèle avertie".

Ainsi, les investisseurs ont le choix : soit miser directement sur des indices existants, au travers des « Trackers » (fonds indiciels cotés), soit sur un fonds utilisant cette stratégie du Smart Bêta. Ce type de fonds peut être logé dans une assurance vie, pour les plus importants, mais encore dans un compte titre. Alors, est-ce une solution pour remplacer la gestion active ? Non, selon Bruno Taillardat. Il explique : "C’est une approche de diversification du portefeuille financier. Cela ne remplacera pas la gestion active, mais c’est un bon complément, car les cycles de performance sont différents."

Conclusion

Depuis plusieurs années, la gestion passive semble porter ses fruits et être plus avantageuse que la gestion active. Les performances moyennes générées par les gérants ne sont pas supérieures à celles dégagées grâce à la gestion indicielle. La gestion « Smart Bêta » est donc susceptible de concilier les deux visions de la création de valeur sur les marchés financiers. Affaire à suivre.

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À propos de l'auteur

Albin de Salies , Responsable de la Gestion Privée

Albin de SALIES débute sa carrière professionnelle en 2003 au sein d’une grande compagnie d’assurance et y occupe des fonctions de développement commercial et de management. Diplômé de l’ESCP-Europe, il rejoint en 2011 la filière Banque Privée du 2ème groupe bancaire Français où il accompagne un réseau de Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants dans la conception et la mise en œuvre de solutions sur mesure pour optimiser le patrimoine de leur clientèle. 

Il y développe les expertises nécessaires et le savoir-faire en gestion privée et gestion de fortune pour répondre aux besoins, tant privés que professionnels, des chefs d’entreprise, cadres dirigeants ou détenteurs d’un patrimoine financier et immobilier.

Poussé par son désir d’indépendance et d’évolution, il s’associe tout naturellement en 2018 au groupe Wast & Van dans lequel il intervient au sein du cabinet de Paris d’Hotman ACHAB et prend la direction de Netinvestissement Méditerranée avec Chloé BALLESTER. 

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