Le Nasdaq flirte avec son record historique

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Anais Couraud
Par Anais Couraud
Le 20/03/2018

L’article « Le Nasdaq flirte avec son record historique » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Dans la même lignée que le CAC 40, indice boursier des plus grandes capitalisations françaises ayant connu en 2017 une forte croissance, nous nous intéressons aujourd’hui au Nasdaq. Positionné juste derrière le New York Stock Exchange, le Nasdaq est le plus grand marché électronique d'actions du monde. On y retrouve les plus grandes entreprises technologiques comme les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) ou encore Paypal, stars de la Silicon Valley.

A la suite du mini krach de février, une correction brutale qui a trouvé son origine dans un mélange de phénomènes techniques et psychologiques, le Nasdaq a su remonter la pente avec une croissance de 24% depuis le début de l’année, loin devant L’Euro Stoxx 50 ou le S & P 500.

Une croissance progressive

En corrélation avec la montée du secteur, Apple a atteint récemment les 900 milliards de dollars de capitalisation, participant à l’augmentation de 24% de l’indice boursier. Particulièrement haut aujourd’hui, la valorisation du Nasdaq frôle son record historique de l’an 2000, année du boum d’internet.

Néanmoins, la croissance des valeurs de l’indice boursier est considérée comme progressive. En effet, le cours des actions des entreprises présentes a évolué raisonnablement et ne se paie pas plus cher qu’il y a 10 ans, en comparaison a l’explosion de leur chiffre d’affaires.

Ce fameux secteur de la technologie, avec celui de la finance et des matériaux, ont représenté la meilleure performance en termes de résultats au 4ème trimestre, à savoir une augmentation de 14,6 % en moyenne pour le chiffre d'affaires et de 22 % pour les profits.

L’ensemble des professionnels du secteur sont en désaccord avec l’idée d’une « bulle » dans le domaine des Tech. A l’inverse des années 2000, ici les bénéfices sont biens réels et en adéquation avec la croissance organique des entreprises.

La prudence est de rigueur

Les investisseurs ne sont pas à l’abri d’un nouveau krach comme celui de février qui a emporté sur son passage Facebook. Le géant du réseau social peine pourtant à revoir ses résultats monter en Bourse. Des études montrent que le temps passé sur ce réseau social décroit de mois en mois, faisant s’inquiéter un grand nombre d’investisseurs.

Le manque de visibilité plane aussi sur l’actualité économique, notamment en conséquence de la politique inflationniste menée par les Etats Unis qui viendrait impacter tout le marché. Le point noir repose également sur la capacité des Etats à tolérer ces géants sur un marché très peu concurrentiel.

Aujourd’hui, ces monuments de la Tech, profitent d’une marge comprise en 20% en 45%. Conséquence de cela, les Etats commencent à les attaquer au portefeuille au nom d’une concurrence pure et parfaite afin d’éviter les monopoles dans ce secteur.

Conclusion

Les performances qu’amène ce début d’année 2018, laissent entrevoir de belles perspectives pour le secteur des technologies. Néanmoins, leur seule vraie richesse reste à ce jour l’accès aux données de milliards de personnes. Le possible resserrement de la réglementation ira-t-il jusqu’à freiner leur développement ? Rien n’est moins sûr. Aujourd’hui, peu d’informations fuitent de la part de la stratégie des Etats en matière de données personnelles. Une chose est certaine, la data va devenir le nouvel or noir de cette prochaine décennie.

À propos de l'auteur

Anais Couraud , Conseillère en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un BTS Assurance en alternance à Groupama Gan Vie en tant que gestionnaire dans le Pôle Prévoyance, Anaïs ressort forte d’une première expérience dans le domaine de l’assurance de personnes. Par la suite, elle fait le choix de poursuivre ses études en Licence Professionnelle Métiers du Droit Privé à la Faculté de Bordeaux afin d’approfondir les connaissances juridiques et qu’elle a pu appréhender lors de son BTS. Grâce à ces 3 années dans le secteur de la protection de la personnes, Anaïs maitrise les différents produits assurantiels tels que la prévoyance, la santé, la retraite et l’assurance vie. Aujourd’hui, du fait de son intérêt pour les produits financiers et immobiliers, elle entreprend un Master en Gestion de Patrimoine et Marchés Immobiliers à l’INSEEC. Elle rejoint le groupe Net Investissement en 2017 à Bordeaux.

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