Les valeurs high-tech font flamber le Nasdaq

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Par Franck Fargerelle
Le 08/06/2017

L’article « Les valeurs high-tech font flamber le Nasdaq » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Le Nasdaq, la plus grande bourse électronique au monde, a atteint un niveau record ce jeudi 25 mai. Depuis 2009, l’indice ne cesse de progresser et enregistre une hausse de 400%, ce qui est extraordinaire. Depuis la récente élection de Donald Trump, les investisseurs sont confiants quant à l’avenir des marchés boursiers et investissent dans des actions du Nasdaq anticipant une hausse de la valeur de celles-ci. Ces prévisions se font ressentir dans les cours des actions : la valeur des actions a augmenté de près de 20% depuis le début de l’année, ce qui permet au Nasdaq d’afficher un nouveau record, atteignant des niveaux encore jamais atteints.

Un record permis grâce aux sociétés technologiques

Cette montée en puissance du Nasdaq est notamment liée aux grandes sociétés de la technologie qui y sont cotées et qui enregistrent des croissances totalement exceptionnelles. En effet, les plus grosses sociétés dans le monde sont cotées sur le Nasdaq et parmi elles, on retrouve Facebook, Microsoft, Apple, Amazon et Google. Ces sociétés pèsent, rien qu’à elles, plus de 2 500 millions de dollars et elles ne cessent de croître. Le cours des actions de Facebook et de Google ont notamment grimpé de près de 30% depuis un an et la très grande majorité des actions d’entreprises technologiques enregistrent de bons résultats. Tous ces chiffres attestent donc d’un avenir prometteur pour les valeurs technologiques cotées sur le Nasdaq.

Une hausse exceptionnelle qui peut signaler un danger futur

On pourrait craindre que cette hausse exceptionnelle du Nasdaq engendre à terme les mêmes effets que la bulle internet qui a éclaté en 2000. De nombreux facteurs tendent à penser qu’une bulle spéculative est en train de se former et que celle-ci va entraîner une surchauffe des valeurs technologiques, aux conséquences lourdes.

En effet, il est quelque peu anormal d’avoir des sociétés technologies dont la capitalisation boursière dépasse le produit intérieur brut de grosses métropoles. Les évaluations faites sur ces sociétés sont manifestement excessives et peuvent, à l’avenir, chuter brutalement, entraînant un krach boursier et mettant de nombreux investisseurs en difficultés.

Que doivent faire les investisseurs dans ce cas ?

Les investisseurs peuvent continuer à profiter de la hausse des valeurs des sociétés technologiques. Le pic qui a fait éclater la bulle internet en 2000 ne devrait pas être atteint si rapidement que cela. Il n’y a donc pas de quoi s’alarmer pour le moment mais il faut tout de même rester attentif aux signaux envoyés par le marché et suivre les valeurs du Nasdaq. C’est ce que font les investisseurs. En effet, dans la 3ème semaine de mai, on comptait plus d’un milliard de dollars investi dans les actions technologiques.

Conclusion

La montée en puissance des valeurs du Nasdaq a permis à l’indice d’enregistrer une performance record. Les sociétés technologiques en sont à l’origine et la valeur de leurs capitalisations boursières dans l’indice ne cesse de croître. Cette hausse signale de bonnes perspectives futures pour le marché boursier des Etats-Unis mais peut aussi faire naître un risque de surchauffe des valeurs High-Tech. On peut s’attendre à ce que ces dernières fassent véritablement flamber l’indice Nasdaq, entraînant une seconde bulle internet comme celle de 2000. Les investisseurs doivent alors à la fois profiter de cette hausse des cours de bourse mais aussi être prudents quant à l’évolution des valeurs de l’indice, et agir à temps en cas de chute importante des cours.

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À propos de l'auteur

Franck Fargerelle , Directeur Stratégie entreprise

Franck Fargerelle débute sa carrière dans le secteur immobilier à la fin des années 90. En 2000, il intègre la Banque Cortal Consors en tant que conseiller financier avant d’occuper le poste de Directeur Commercial. En 2006, il intègre Fidelity AM, la plus importante société de gestion de fonds indépendante au monde où il y entre en tant que Directeur Associé sur le marché Français spécialisé dans la distribution de fonds d’investissements. En parallèle, Franck est également chargé d’enseignement à Science-politique. Après 10 ans passés chez Fidelity il décide de rejoindre Netinvestissement en s’y associant afin d’y créer l’entité Corporate par le biais de Netinvestissement Entreprise.

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