La bourse chinoise sous haute tension

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Par Stéphane van Huffel - le 01/12/2015

Vendredi, la Bourse de Shanghai a chuté de 5,48%. Elle accuse le coup des mises en cause, à répétition, de ses grands courtiers. Le climat des affaires est pesant. Entre les défauts de paiement, le ralentissement et la liste des cadres « disparus » qui s’allonge sans cesse, cette chute pouvait être prévisible. Pourquoi cette chute visiblement prévisible n’a t-elle pas pu être maîtrisée ?

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Spécificités et caractéristiques du marché boursier chinois

Il est encore acceptable, de la part de l’Etat chinois, de réaliser des interventions politiques pour soutenir les cours. L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) locale pilote également les autorisations d’introduction en Bourse, et ce de manière totalement opaque. S’ajoute à ces deux spécificités les exportations d’acier à perte, afin d’écouler les surplus de production. Une nouvelle tendance a vu le jour depuis quelques temps : la « disparition » des cadres de la Bourse chinoise. Pourtant, Pékin accentue sa chasse aux fraudeurs, dans la foulée du krach de cet été. Selon une étude du « Securities Times », au moins 34 sociétés cotées ont perdu la trace d’un de leurs cadres dirigeants ou se retrouvent au cœur d’une enquête depuis le 1er janvier 2015.

L’autorité de régulation reste muette

Plusieurs courtiers qui se trouvent parmi le Top 10 de la profession, en Chine sont sans nouvelles de leur directeur général, sans que l’on en sache plus. Le numéro un du régulateur boursier doit lui-même s’expliquer de faits de corruption. Mais, la « China Securities Regulatory Commission » (autorité de régulation) reste muette sur les enquêtes en cours… Nombreux espèrent que tout cela aboutira à un grand nettoyage. Afin d’éviter que les « cadres » de sociétés cotées en Bourse se sentent « au-dessus des lois », le président chinois a décidé d’encadrer sévèrement les pratiques risquées, comme le trading haute fréquence.

Conclusion

Ainsi, tous ces facteurs ont provoqué un vent de panique sur la Bourse de Shanghai qui a perdu 5,48 %. La Bourse de Shenzhen a, elle, connu une baisse encore plus importante, avoisinant les 6 %. Alors que Pékin rouvre à peine la possibilité d’introductions en Bourse, estimant que les marchés ont retrouvé assez de stabilité depuis le krach de la saison estivale. Courant novembre, la baisse des bénéfices industriels confirme le ralentissement. Également, plusieurs cas de défauts de paiement obligataires provenant d’entreprises autant privée que publiques, ont relancé le problème de l’endettement du made in China. Des mesures de relance vont-elles être mises en place ?

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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