Gestion d’actifs : les "robots advisors" font bouger les lignes

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Par Stéphane van Huffel - le 31/03/2017

Les « robots advisors » ne sont pas une menace pour les acteurs traditionnels mais ils pourraient les amener à changer leur structure de revenus et de coûts.

Gestion d’actifs : les robots advisors font bouger les lignes

Un marché prometteur

D’après l’enquête de Morgan Stanley, les robots-conseillers ne seraient pas un frein pour le secteur et les conseillers traditionnels pourraient être les mieux placés pour bénéficier de leur essor. Le marché se veut prometteur et il pourrait représenter 6 500 milliards de dollars d’ici à 2025 voire 13 000 milliards de dollars pour les projections les plus optimistes.

Les start-up ne seront pas forcément celles qui en profiteront le plus car Morgan Stanley indique que les acteurs les mieux placés en Europe sont l’UBS, Standard Life et Hargreaves ; aux Etats-Unis, on retrouve Schwab et Bank of America ; et en Australie, AMP.

« Jusqu'à fin 2014, le marché était dominé par les start-up. Désormais, les banques et les courtiers se sont emparés du sujet. ». 70% des gestionnaires interrogées possédaient déjà une offre de « robot-advisor » ou ils envisageaient d’en proposer une en 2017. L’avantage des acteurs déjà en place est qu’ils ont déjà accès au client final c’est-à-dire que pour leur client, la marque est perçue comme digne de confiance et ils disposent déjà des systèmes de cybersécurité et de protection des données abouties.

Les systèmes de gestion automatisés de Charles Schwab et de Vanguard ont atteint quelque 51 milliards de dollars en moins de deux ans. Dans cet environnement, « les start-up cherchent à nouer des partenariats avec les acteurs établis afin d'abaisser le coût d'acquisition des nouveaux clients et de devenir rentables plus rapidement ».

Durée et prix pour un acteur indépendant

Avant d’être lucratif, un « robot-advisor » proposant des services d’investissements semi-personnalisés pour des patrimoines de 100 000 dollars doit rassembler entre 5 et 10 milliards de dollars d’actifs, d’après l’étude de Morgan Stanley. De plus, il faudrait pour un acteur indépendant entre quatre et sept ans pour amortir le coût d’acquisition d’un nouveau client.

Conclusion

L’essor des « robots-advisors » expose les gérants traditionnels à plusieurs risques et provoque plusieurs changements. Tout d’abord, la gestion automatisée stimule la croissance des ETF qui enclenche une pression sur les frais. Les clients ayant recours à un conseiller financier peuvent migrer vers une offre low cost. Enfin, on constate une forte concurrence et les tarifs du conseil en investissement pourraient diminuer.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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