Les petits porteurs fuient la bourse

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Par Karl Toussaint du Wast - le 15/06/2012

On les appelle les boursicoteurs, ces petits porteurs qui font des placements financiers en bourse. Déjà minoritaires sur les places boursières, ils sont de moins en moins nombreux. En cause ? La prudence, voire la méfiance, des épargnants français vis-à-vis de ce type de placements financiers, devenus trop risqués à leur goût.

bourse

Les investisseurs individuels se retirent de la bourse

Les actionnaires désertent la place boursière française. Un constat peu rassurant qui ressort d’une étude TNS-Sofres. Cette même étude révèle que hors actionnariat salarié, en mars 2012, les français n’étaient plus que 8,5% (soit 4,1 millions) à investir en bourse contre 13,8% fin 2008. Depuis 2008, le CAC40 a donc perdu 2,3 millions d’actionnaires individuels.


Si l’on continue les comparaisons avec 2008, avant cette année fatidique pour les marchés, le CAC40 était régulièrement au-dessus des 6000 points. Une situation qui serait aujourd’hui spectaculairement bénéfique a un marché boursier qui stagne plutôt autour des 3000 points.

Cette fuite de la bourse des investisseurs individuels s’explique par la crise que connaissent les marchés et les incertitudes qui y règnent depuis la crise de 2008 justement. Certains investisseurs individuels ont perdu des sommes importantes et avec ces pertes s’est aussi envolée la confiance en la bourse. Une défiance qui s’est répercutée tel un effet domino. Si bien que même les actionnaires considérés comme plus aguerris sont seulement 23% à juger le moment opportun pour acheter des actions.

Les petits porteurs recherchent des placements sécurisés

La rémunération du risque ne suffit plus. Les petits porteurs jugent que les placements en actions sont justement trop risqués, ils recherchent des produits plus sécurisés quitte à perdre en rentabilité. D’ailleurs, seuls 15% des français qui préparent leur retraite ont fait le choix des SICAV, FCP ou PEA.


Conséquence ? La situation sur la place boursière ne s’améliore pas, les valorisations des entreprises sont faibles et le préjudice porté à l’économie est grand. C’est donc au moment où les sociétés auraient besoin de financements que les français considèrent que ce n’est pas le bon moment pour placer son argent en bourse.

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Mais le fait est qu’il est aussi difficile pour les petits porteurs de se faire une place sur un marché où les professionnels utilisent des logiciels performants et savent faire du trading à une cadence qui dépasse les possibilités des boursicoteurs qui de fait achètent souvent les titres alors qu’il est déjà trop tard.

Conclusion

Le placement financier en bourse requiert plus que tout autre investissement rigueur et professionnalisme. C’est pourquoi il peut s’avérer opportun de se faire conseiller et assister. Mais il semblerait que la peur de l’instabilité soit plus grande que l’espoir de gains et que les petits porteurs n’est plus la patience d’attendre une embellie sur les marchés financiers. Pourtant, en matière d’action boursière, on dit qu’il faut acheter à la baisse pour vendre à la hausse. Les petits porteurs fuient la bourse mais peut-être que suivre le mouvement n’est pas la meilleure solution en matière de gestion de son patrimoine de manière diversifiée.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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