Focus marchés (04/05/2016)

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Par Adrien Dumarty - le 04/05/2016

Marchés boursiers / Décryptage

Le deuxième trimestre 2016 s’est ouvert sur un rebond marqué de l’ensemble des places boursières mondiales qui sont revenues sur des plus hauts depuis le 1er Janvier laissant dernières elles la crainte d’une récession de l’économie mondiale. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce revirement de tendance et plus particulièrement la publication des données trimestrielles (PIB, croissance, résultats d’entreprise) qui a permit aux investisseurs de bénéficier d’une meilleure visibilité sur l’état actuel de l’environnement macro-économique mondial.

Les investisseurs semblent désormais privilégier une approche plus long-termiste des marchés boursiers ce qui a notamment contribué à une stabilisation des fluctuations financières. Le retour du cours du pétrole sur un point d’équilibre (40/50 dollars) a fortement collaboré à cet apaisement général. Dépendant jusqu’à présent d’enjeux politiques mondiaux, ce dernier revient progressivement entre les mains du marché (Baisse de la production mondiale / Hausse de la demande pour les mois à venir).

Du côté des pays développés, la multiplication des actions des Banques Centrales et spécifiquement de la Banque Centrale Européenne (Renforcement du QE, injection de liquidités, achat de dettes privées) a eu un impact positif sur les perspectives de croissance et d’inflation qui ont été réévaluées à la hausse pour la fin de l’année. L’assouplissement des conditions d’octroi du crédit, la hausse de la consommation des ménages et des résultats d’entreprises sont autant d’éléments rassurants pour l’avenir de la zone Euro.

La confirmation par la Réserve Fédérale Américaine du maintien d’une ou plusieurs hausses de taux pour 2016 a contribué à une meilleure visibilité sur la direction prise par sa politique monétaire jusqu’alors très défensive. Cette dernière se concentrant davantage sur l’évolution de l’économie américaine (Retour de l’inflation, baisse du chômage et hausse de l’emploi et de la consommation) que sur celle de l’environnement économique mondial.

Du côté des pays émergents, ces derniers ont enregistrés l’une des plus fortes hausses depuis les plus bas atteints en ce début d’année portés par la stabilisation des cours du pétrole et des matières premières à laquelle s’ajoute la normalisation graduelle des principales économies (Multiplication des réformes politiques et monétaires, publications de chiffres rassurants)

Nos convictions

Nos convictions

En dépit de l’orientation à la hausse des marchés boursiers, plusieurs éléments priment pour une grande prudence dans la stratégie d’investissement à adopter à moyen terme. La présence d’une forte corrélation entre les principaux pays développés (US, Europe, Japon) reste une source d’instabilité pour les marchés financiers comme en témoigne la sur-réaction des indices suite l’absence de nouvelles mesures mises en place par la BOJ ou encore le constat d’une synchronisation importante des marchés actions européens et américains.

Outre Atlantique, malgré des données positives, l’économie américaine semble entamer la fin de son cycle économique et connaît un ralentissement progressif de sa croissance et de son PIB. A cela s’ajoute, la mise en œuvre effective de la hausse des taux par la Réserve Fédérale qui devrait influencer négativement l’évolution du marché obligataire américain.

Au regard de ces différents paramètres et dans l’attente de réformes structurelles profondes nécessaires à un rebond durable des marchés, il convient de conserver un horizon d’investissement large (3 ans minimum) en vue de lisser l’impact des futures fluctuations financières sur son portefeuille financier.

Parmi les pistes d’investissement à privilégier au sein de son allocation d’actifs, nous conservons une appétence marquée pour les actions et obligations européennes et ce malgré le léger retard pris par la phase de rebond. Plus précisément, les valeurs issues des petites et moyennes capitalisations essentiellement fondées sur la croissance permettront de temporiser la sensibilité du portefeuille (Décorrélation des fluctuations de marchés) tout en contribuant à la performance.

Dans un optique de diversification, on revient progressivement sur les pays émergents et tout particulièrement sur des pays comme l’Argentine et le Brésil où on constate un renforcement des économies nationales, ainsi qu’un assainissement politique. Compte tenu de la grande sensibilité de ces derniers aux fluctuations monétaires, il convient d’investir sur cette classe d’actifs qu’une proportion mesurée de son allocation d’actifs.

En dépit du ralentissement constaté des performances, nous restons investis sur les valeurs américaines et surtout sur le marché actions en conservant une position vendeuse sur les obligations en vue d’anticiper les futures fluctuations issues de la prochaine remontée de taux.

À propos de l'auteur

Adrien Dumarty , Responsable Allocation financière

Diplômé d’une licence de droit et d’un master de gestion de patrimoine de l’université de Bordeaux, Adrien Dumarty rejoint dès la fin de ses études le cabinet Bordelais du groupe Wast and Van. La formation qu’il reçoit et son sens de l’entreprenariat le conduisent rapidement à prolonger sa collaboration avec le groupe en qualité d’analyste financier. La qualité de son travail et de son expertise l’amène à évoluer rapidement vers le poste de responsable Middle Office de la division Finance du Groupe pour les cabinets et pour le site Netinvestissement.fr.

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