Focus marchés (15/06/2016)

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Par Adrien Dumarty - le 15/06/2016

Marchés boursiers / Décryptage

A seulement neuf jours du referendum sur le Brexit, les marchés ont marqué leur entrée dans une phase de scepticisme matérialisée par une corrélation à la baisse de l’ensemble des grands indices boursiers mondiaux. A l’origine de ce regain de volatilité, un manque de confiance des investisseurs mondiaux face à l’exacerbation de risques conjoncturels et politiques.

Sur le plan conjoncturel, l’attention des investisseurs reste focalisée sur le referendum du 23 Juin prochain portant sur le maintien ou non du Royaume Uni au sein de l’Union Européenne et sur ces éventuelles conséquences sur la croissance mondiale et Européenne. Ces derniers privilégiant désormais l’attentisme et la recherche de valeurs refuges (Emprunts d’Etat et Yuen).

Cette spirale d’aversion aux risques semble avoir relégué au second plan les dernières données positives émises en zone euro comme le maintien à un niveau élevé de la consommation des ménages et le reflux des investissements au travers de la concrétisation par la Banque Centrale Européenne de sa politique d’achat d’obligations d’entreprises.

Sur le plan politique, la FED continue de mener la danse du côté des marchés obligataires. Les investisseurs devant faire face à un rebond de l’incertitude quant à la prochaine hausse des taux qui devrait être reportée au mois de Septembre. Les investisseurs demeurent dans l’attente d’une plus grande visibilité quant au calendrier du resserrement monétaire mise en place par Janet Yellen.

Malgré des publications pour le moins décevantes quant aux chiffres de l’emploi, l’économie américaine continue d’afficher une croissance économique modérée sur fonds de redressement des perspectives d’inflation.

A cela s’ajoute un maintien des incertitudes du côté de la Banque du Japon qui a vu sa monnaie se réapprécier fortement avec l’approche du referendum. En dépit d’une politique d’assouplissement monétaire, la crainte d’un mouvement de déflation inquiète fortement.

A l’instar des grandes économies émergentes, la Chine continue d’être un facteur de tensions au regard de la difficulté rencontrée par le gouvernement quant au redressement de l’économie (Surendettement avoisinant les 240%, taux de défaut important sur le secteur bancaire) et ce malgré une multiplication des interventions visant à rétablir la confiance des investisseurs dans le potentiel de reprise de l’économie de la deuxième puissance mondiale.

Du côté des matières premières et du pétrole, on assiste à un rééquilibrage progressif de l’offre et de la demande ce qui a pour conséquence une stabilisation des prix en dépit de quelques variations généralement liées à un sentiment de méfiance de la part des investisseurs.

Nos convictions

Nos convictions

Compte tenu de la nervosité ambiante des marchés boursiers face à des évènements et problématiques parfois récurrentes, nous continuons de privilégier une prise de position à long terme dans nos portefeuilles. Seule Stratégie permettant de générer de manière efficiente de la performance tout en lissant l’impact des fluctuations financières.

S’agissant du potentiel risque de Brexit dictant actuellement l’évolution des marchés, nous assistons à une sur-réaction prononcée des investisseurs. Et pour cause une éventuelle sortie du R.U aurait pour principale conséquence qu’un accroissement des incertitudes à court terme tout en ayant qu’un impact limité sur les perspectives de croissance de l’économie européenne et mondiale.

L’économie Britannique étant la première pénalisée par une éventuelle sortie de la zone euro (Dépréciation de la monnaie, baisse de la croissance, baisse des investissements européens, regain du coût des importations par la fermeture des frontières).

Au regard du caractère purement passager de ce regain de méfiance sur les places boursières (absence de risques systémiques et structurels), nous donnons la part large aux actions et obligations européennes, qui ont enregistré un fort rebond au deuxième trimestre, tout en continuant de privilégier une diversification géographique et sectorielle par l’allocation d’une partie de nos actifs vers des valeurs américaines et émergentes enfin de lisser la sensibilité des marchés lors d’évènements à court terme.

Dans une phase d’incertitude telle que nous connaissons actuellement, il est impératif de faire preuve d’une grande patience et de conserver une approche rationnelle et long-termiste des marchés en prêtant davantage attention aux fondamentaux économiques qu’aux évènements ponctuels souvent source de volatilité à court terme. Cette période peut s’avérer profitable aux investisseurs à la recherche d’opportunités compte de tenu de l’affaiblissement de la valeur de certains actifs.

À propos de l'auteur

Adrien Dumarty , Responsable Allocation financière

Diplômé d’une licence de droit et d’un master de gestion de patrimoine de l’université de Bordeaux, Adrien Dumarty rejoint dès la fin de ses études le cabinet Bordelais du groupe Wast and Van. La formation qu’il reçoit et son sens de l’entreprenariat le conduisent rapidement à prolonger sa collaboration avec le groupe en qualité d’analyste financier. La qualité de son travail et de son expertise l’amène à évoluer rapidement vers le poste de responsable Middle Office de la division Finance du Groupe pour les cabinets et pour le site Netinvestissement.fr.

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