130 milliards à réinvestir en 2018 pour la BCE

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Par Karl Toussaint du Wast
Le 15/11/2017

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Début 2015, la Banque Centrale Européenne a mis en place un programme de rachat massif, sur le marché secondaire, de titres de dettes souveraines des pays de la Zone Euro. L’Assouplissement quantitatif (QE) permet alors à une banque centrale de maintenir une politique monétaire accommodante même lorsque les taux directeurs sont abaissés à près de 0%. Le double objectif de cette mesure était à la fois de faire remonter l’inflation à un niveau inférieur à  2% et stimuler la croissance après les crises de 2008 et 2010.

130 milliards d’euros d’obligation à réinvestir

Arrivant à échéance en octobre 2018, près de 130 milliards d’euros d’obligations seront réinvestis tout au long de l’année 2019 par la BCE. Soit 10,8 milliards d’euros par mois. Grâce à ces remboursements, l’Institut d’Emission détient une partie des fonds nécessaires pour poursuivre sa politique accommodante.

A compter de janvier 2018, la Banque centrale européenne réduira à 30 milliards d’euros par mois ses achats d’actifs, tout en continuant son programme de stimulation monétaire jusqu’en septembre 2018, au moins. Les trois quarts des obligations arrivant à maturité, soit 101,5 milliards d’euros, proviendront du secteur public, dit de dette souveraine. 18 milliards d’euros d’obligations sécurisées et 7 milliards d’euros de titres adossés à des actifs arriveront à échéance.

Avantage pour la France et l’Italie

Si le marché le permet la BCE s’engage à réinvestir la dette arrivant à maturité dans les deux mois suivant l’échéance et dans les pays d’origine de l’obligation. Cependant, l’Institut d’Emission semble favoriser l’Italie et la France. Au sein de la Zone Euro, il existe une règle qui limite le rachat de dette pour chaque pays en fonction de son poids dans l’économie européenne. La BCE semble avoir outrepassé la règle ; en investissant moins dans la dette allemande et privilégiant l’Italie et la France. Elle croit davantage en la relance de l’économie de ces deux pays.

Conclusion

Ce programme a ranimé le crédit et soutenu la croissance économique mais n’est pas encore parvenu à stimuler la hausse des prix pour atteindre l’objectif principal de la BCE : une inflation inférieure à 2% par an. Depuis 2015 la répartition des transactions n’a pas été complètement respectée. Certains pays restent en retard sur les autres. Décalage qui s’explique par le manque de titres disponibles sur le marché.

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À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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