Banque : qu’en est-il du tout en ligne ?

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L’article « Banque : qu’en est-il du tout en ligne ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - le 27/02/2013

Les français se sont de plus en plus familiarisés avec les services bancaires en ligne, notamment pour consulter leurs comptes et effectuer des virements. Une étude réalisée par l’institut CSA montre que 91% des personnes interrogées consultent leurs comptes en ligne et que 82% ont déjà effectué des virements via Internet. En effet, le comportement de la clientèle a beaucoup évolué ces dix dernières années et pour se mettre au goût du jour même les grands groupes bancaires français n’hésitent pas à se lancer vers le « tout en ligne ». Cependant, il est encore difficile d’imaginer aujourd’hui que l’on puisse souscrire à un placement financier par un simple clic. Et pourtant, c’est possible…


La banque nouvelle génération sera-t-elle 100% digitale ?

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Les français plébiscitent tous les avantages liés à la banque en ligne

Les années 2000 ont vu naître Boursorama, Fortuneo, Monabanq, ING Direct… Des agences virtuelles ont débarquées sur le marché en offrant des cartes bancaires gratuites, des chèques de bienvenue, des taux promotionnels attractifs… Pourquoi les clients se tournent de plus en plus vers ces réseaux virtuels ?


Pour 44% des internautes interrogés dans le cadre de l’Observatoire Orange-Terrafemina sur la banque en ligne, le prix passe en premier, très loin devant les taux proposés sur les livrets, placements et crédits, et la possibilité d’avoir un suivi personnalisé par un conseiller (10%).

Pour autant, les clients sont-ils prêts à renoncer à toute relation directe et matérialisée avec leur banque ? Pas si sûr… Selon une étude réalisée pour la banque ING Direct, quatre français sur cinq ne sont pas prêts à transférer l’intégralité de leurs fonds chez un banquier en ligne. La première raison invoquée pour justifier cette réticence est le besoin de proximité.

Les comportements évoluent…

Internet est devenu le mode de communication numéro un dans le monde entier. Pour les établissements bancaires, il devient indispensable de s’adapter et fidéliser une clientèle de plus en plus exigeante. L’offre sur le marché de la banque a fait évoluer le client, qui demande une tarification personnalisée, plus de liberté et d’autonomie dans le choix du média de communication avec la banque.


Pour effectuer des opérations courantes en ligne via le site internet de la banque ou des applications via les Smartphones, 91% des français consultent leurs comptes en ligne, 82% réalisent des virements entre leurs divers comptes ou leurs livrets d’épargne. Le premier groupe bancaire français, BNP Paribas, a ainsi annoncé la création de sa banque en ligne au mois de Juin. Cette nouvelle filiale vise un objectif de 500 000 clients. L’objectif paraît ambitieux comparé aux 425 000 clients revendiqués par Boursorama, filiale de la Société Générale, et dont les services bancaires sont installés depuis 2005.

Conclusion

La banque 100% digitale remplacera sans doute le réseau bancaire classique mais la route sera très longue. Les français pensent en tout cas que rien ne puisse se substituer au contact humain direct avec le conseiller. Cela se ressent d’ailleurs dans l’utilisation faite actuellement des services en ligne. Ils sont avant tout utilisés pour prendre rendez-vous ou s’informer. En revanche, les prises de décisions sont plus rarement formalisées au travers d’outil électroniques. Seuls 27% des personnes interrogés dans l’enquête de l’institut CSA ont déjà souscrit à un produit d’épargne en ligne. Ce pourcentage deviendra sans doute de plus en plus important dans les années à venir.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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