Brexit : la BCE met en garde les banques

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Par Stéphane van Huffel - le 10/07/2017

La Banque Centrale Européenne met en garde certaines banques britanniques et étrangères car celles-ci n’ont pas encore défini une stratégie de repli en cas de séparation sans accord commercial avec l’Union Européenne.

L’inconscience des banques britanniques

Brexit : la BCE met en garde les banques

Les banques britanniques ainsi que certaines banques étrangères implantées au Royaume-Uni n’ont pas encore pris conscience du risque qu’elles encourent. Suite au Brexit, les risques de perdre l’accès au marché unique a fortement augmenté (voir doublé) et les banques ne sont pas encore préparées à cette éventualité.

"Comme vous le savez, nous avons demandé aux banques que nous supervisons directement de partager avec nous leurs stratégies sur le Brexit. Après analyse de ces stratégies, je crois qu'il est juste de dire que la plupart des banques ne sont pas là où elles devraient être", a déclaré la responsable de la supervision bancaire à la Banque Centrale Européenne (BCE), Danièle Nouy, vendredi lors d'un séminaire sur le Brexit à Francfort.

Il faut savoir que peu de banques londoniennes ont annoncé une délocalisation de leur équipe vers une grande ville européenne. Goldman Sachs a fait le choix de s’installer à Francfort et pourrait y transférer plusieurs centaines de personnes. JP Morgan envisage d’augmenter ses effectifs à Dublin et Amsterdam soit plusieurs milliers potentiellement et HSBC a opté pour Paris où elle compte relocaliser environ 1 000 personnes.

Les banques britanniques ne sont pas préparées au « hard Brexit »

Les établissements bancaires n’ont pas encore pris conscience du risque et pour la responsable européenne cet attentisme paraît incompréhensible car ils risquent de devoir demander de nouvelles licences bancaires au sein de l'UE pour pouvoir continuer à servir les clients européens depuis Londres, en cas de perte du "passeport européen".

"Et il ne faut pas compter sur des périodes de transition qui n'ont pas encore été décidées", a mis en garde cette ancienne de la Banque de France qui fut secrétaire général de l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre a quant à lui mis en garde les banques britanniques. Il a insisté sur les risques en cas de "hard Brexit" et a demandé aux établissements locaux et étrangers installés outre-Manche de lui fournir une version actualisée de leurs plans d'urgence. "Notre travail consiste à nous soucier du pire scénario, dans lequel il n'y aurait aucun accord" a souligné Mark Carney dans un entretien au Handesblatt.

Conclusion

Déni ou insouciance ? La BCE a mis en garde les banques britanniques et étrangères implantées à Londres des suites d’un futur « Brexit ». Certaines banques comme Goldman Sachs, JP Morgan ou bien HSBC ont prévu une solution de secours en délocalisant leurs équipes dans l’Union Européenne. Mais qu’en sera-t-il pour les autres ?

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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