Être payé pour emprunter : c’est possible !

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L’article « Être payé pour emprunter : c’est possible ! » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - le 29/04/2016

Cela semble peu croyable, mais c’est le cas de certains emprunteurs chanceux, au Danemark et en Belgique. Les taux d’intérêts variables de certaines banques sont passés sous la barre du zéro. Certains particuliers profitent donc de taux d’intérêt négatifs sur leur crédit immobilier. Après le Danemark, c’est aujourd’hui deux banques belges qui connaissent le même sort : payer des intérêts à leurs clients ! Pourquoi ces taux sont-ils négatifs ? Les emprunteurs sont-ils nombreux à en profiter ? Nous répondrons à ces questions en éclaircissant le sujet au travers de cette actualité.

taux négatifs

Comment est-ce possible ?

Les clients des banques belges, BNP Paribas Fortis et d'ING, ont souscrit à des prêts hypothécaires à taux variables. C’est ce taux variable qui aujourd’hui est passé sous la barre des 0%. Pour y voir plus clair, il ne faut pas oublier que ce taux variable est intimement lié à l’indice de référence. Ici, il s’agit des obligations d’Etat belge. A ce jour, l’Etat belge emprunte à des taux négatifs sur les marchés financiers, ce qui explique que les particuliers en profitent également.

Que représentent des taux négatifs ?

De façon plus concrète, ce n’est pas l’établissement bancaire qui verse, chaque mois, une somme représentant l’intérêt, à son client. Effectivement, l’emprunteur ne rembourse pas uniquement les intérêts mais aussi le capital. Prenons l’exemple d’un client qui rembourse 500 euros de mensualité en capital, il ne payera que 490 euros, selon l’avantage représenté par le taux négatif.

Certains contrats de prêts hypothécaires à taux variables, sont signés avec des clauses empêchant aux emprunteurs de profiter de taux négatifs. Mais ce n’est pas le cas pour une poignée de Danois et Belges.

De nombreux contrats éligibles ?

Seulement quelques contrats souscrits avant 2012 ont vu leur taux passer sous le zéro. La BNP Paribas Fortis et ING parlent d’un nombre limité de crédits de ce type, ils se comptent en centaines. Les crédits logement à taux variable étaient populaires il y a quelques années parce que le taux long terme était alors sensiblement supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. Plus de 50% des contrats souscrits en 2009 et 2010 étaient des crédits à taux variable, aujourd’hui seulement 20% le sont.

Conclusion

Ainsi, la Belgique est devenue le deuxième pays à rémunérer des emprunteurs pour leurs crédits hypothécaires. Il ne faut pas perdre de vue que cette situation reste très marginale. Les nouveaux contrats excluent très clairement les taux négatifs, pour éviter aux banques de se retrouver dans cette situation, que nous pouvons qualifier d’exceptionnelle. De plus, aux vues des taux d’intérêt extrêmement faibles ces derniers temps, les clients n’optent que très rarement pour des taux variables, et préfèrent des taux fixes.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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