FinTech : ça bouge du côté des banques

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Par Stéphane van Huffel - le 16/03/2016

Les banques préparent une riposte contre les FinTech, ces start-up spécialisées dans les technologies financières. Jusqu’à aujourd’hui, les établissements bancaires et les FinTech ne s’opposaient pas, au contraire. Les deux établissements proposaient deux offres différentes mais complémentaires.

Cependant, il y a quelques jours, les FinTech ont montré leur profond intérêt pour les paiements internationaux, ce qui n’est pas du goût des banques du SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), qui expérimentent des innovations depuis plusieurs mois. Comment les banques comptent-elles conserver leur avantage sur le sujet ? Qu’en est-il de la complémentarité des deux services ? Nous verrons et analyserons les tenants et aboutissants de ce sujet.

FinTech

Une collaboration pourtant bien partie !

Les FinTech et les banques n’ont tout simplement pas la même offre. Ils en profitent donc pour collaborer. Par exemple, les banques qui ne souhaitent pas ouvrir des comptes de paiement par millions, comme le font les établissements de paiement, délèguent la lutte contre la fraude, le blanchiment et le financement du terrorisme. Les FinTech agissent avec de nouvelles armes, comme une gestion plus fine des adresses IP des internautes et surtout un coût moindre compte tenu de leurs faibles coûts de start-up. En échange, elles déposent, auprès des banques, les fonds collectés auprès des investisseurs et prêteurs et rémunèrent les banques pour utiliser leurs systèmes de paiement.

Mais aujourd’hui les FinTech et les banques convoitent un même outil : les paiements internationaux.

Le début des hostilités

L’exigence des consommateurs devient de plus en plus importante. Ils sont désormais habitués à voir leurs demandes satisfaites quasi-instantanément grâce à leur Smartphone. Ces nouvelles exigences, les banques doivent les prendre en considération dès maintenant. En effet, les start-up n’ont pas perdu de temps. Les services proposés doivent être à faibles coûts, rapides, c’est pour cela que 3 banques françaises BNP Paribas, la Société générale et Natixis ont mis en place un projet d’innovation en décembre 2015. Il porte dans un premier temps sur le marché B2B des paiements internationaux, avant d'être, sans doute, étendu au transfert d'argent entre particuliers.

Conclusion

Comme nous avons pu le voir, la montée en puissance des FinTech, dans la place financière, se fait ressentir. Les nouvelles technologies, la rapidité et les coûts moindres sont devenus des nécessités sur les marchés financiers. Le service des banques est, dans certains cas, très bien complété par celui des start-up, et dans d’autre cas, mis en concurrence.

Cependant, les moyens des banques et des FinTech sont différents, et les innovations sur le secteur des technologies financières sont nombreuses. Nous continuerons donc de suivre l’évolution, en ce qui concerne le conflit des paiements internationaux.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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