L’épargne salariale a le vent en poupe

Visa expert

L’article « L’épargne salariale a le vent en poupe » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Karl Toussaint du Wast - le 31/08/2017

Les entreprises du privé ont versé environ 17 milliards d'euros au cours de l'exercice 2015 tandis que l'intéressement a devancé la participation. Néanmoins, l'augmentation des salaires n'a pas suivi la même progression et évolue timidement.

L'augmentation des compléments de revenus

Diffusée ce lundi, le ministère du travail publie son étude sur la participation, l'intéressement et l'épargne salariale. Les sommes fournies par les entreprises du privé de plus de 10 salariés pour l'épargne salariale, l'intéressement ou bien encore la participation ont augmenté de 7,4% pour atteindre 16,4 milliards d'euros brut au titre de l'exercice 2015. De plus, la manne frise les 17 milliards d'euros en évaluant l'effort des entreprises de moins de dix salariés.

Ces résultats sont impressionnants et résultent de l'amélioration des comptes de résultats des entreprises grâce à l'amélioration de la conjoncture, de la baisse des charges mais aussi du prix du pétrole. Ce rebondissement a profité à 7 millions de salariés sur les 8,6 millions couverts par au moins un des dispositifs d'épargne, toutes tailles d'entreprises confondues. Pour les entreprises de plus de 10 salariés, les compléments de revenus ont représenté approximativement 2 422 euros par personne (soit 110 euros de plus que l'année précédente). « Cette évolution intervient alors que le nombre de salariés bénéficiaires rebondit après plusieurs années de baisse », affirme Karine Boutier, l'auteur de l'étude.

Une légère hausse des salaires

L'intéressement représente à lui seul 8 milliards brut (soit 7,3 milliards nets perçus, dont 3,1 milliards versés directement). Il a augmenté de 8,4% et le montant moyen par salarié affiche quatre ans de progression continue. Contrairement à l'intéressement, la participation se calcule sur les bénéfices et les résultats montrent qu'elle n'est pas en reste (6,4 milliards nets, soit +7,4%) après l'importante chute en 2014. Le montant individuel moyen a quant à lui augmenté pour la toute première fois depuis 2010.

L'intéressement est toujours en tête devant la participation bien que la part des entreprises diminue depuis trois ans. Le solde découle des abondements sur les plans d'épargne entreprise (1,5 milliard, +2,5 %) et sur les plans d'épargne retraite collectif (Perco, 484 millions). En moyenne, pour un euro versé sur un Perco, l'abondement était de 69 centimes, comme en 2014, alors qu'il s'est replié pour les PEE, de 31 à 29 centimes.

Concernant l'exercice 2016, la tendance reste identique à 2015 si l'on se fie à l'étude annuelle sur les rémunérations de Deloitte. Près de 84 % des 503 entreprises du panel verseront de la participation cette année, et 79 % de l'intéressement. Sur cette population d'entreprises, les deux dispositifs vont « fortement » progresser, « de l'ordre de 7 % à 10 % », soit une moyenne de 200 à 300 euros par personne.

Conclusion

Pour conclure sur une note positive, les cadres peuvent peuvent espérer une augmentation de salaire de 2,5 % selon le cabinet d'étude, alors que l'augmentation sera de 2,1 % pour les non-cadres. C'est légèrement moins que l'année dernière, même si les fortes augmentations sont plus nombreuses. A ce stade, les prévisions pour 2018 de hausses de salaires restent, « à nouveau extrêmement prudentes », de l'ordre de 1,8 %, selon Jean-Philippe Gouin, associé capital humain chez Deloitte.

Je m'inscris

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides