L'épargne des Français et le PEA-PME

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L’article « L'épargne des Français et le PEA-PME » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - le 28/03/2013

13000 milliard d’euros, c’est le montant cumulé sur les placements préférés des français en 2012, à savoir Livret A, LDD, Assurance vie, Immobilier… L’Etat cherche aujourd’hui à réorienter une partie de cette épargne vers le financement des PME. Pour cela, un nouveau produit, le plan d’épargne actions entièrement destiné au financement des ces entreprises.

immobilier-commercial

Le financement actuel des PME

De nos jours, quatre secteurs participent au financement des PME :

  • Les investisseurs institutionnels (banques ou compagnies d’assurances), mais leur implication dans cette activité a été grandement réduite ces dernières années par les réglementations prudentielles,
  • les grandes entreprises même si la encore leur participation a diminué à cause de la conjoncture économique et du manque de visibilité sur le futur,
  • les pouvoirs publics qui ont du mal à maintenir leur niveau de participation actuel du fait des mesures de réduction des dépenses engagées par le gouvernement,
  • les particuliers qui disposent d’une épargne importante mais jusque la trop peu utilisée à cette fin selon les pouvoirs publics…


Mais alors comment amener les français à davantage participer au financement de nos PME ?

Le PEA-PME

En novembre 2012, le gouvernement s’était engagé dans son pacte pour la croissance et la compétitivité à favoriser l’accès des PME aux marchés financiers au travers de deux mesures : la création d’une nouvelle Bourse des PME et la création d’un nouveau produit, le PEA-PME.


L’objectif du PEA-PME est très clair, il s’agit de faire en sorte que les particuliers orientent une partie de leur épargne vers les petites et moyennes entreprises afin de participer à leur financement. Ce nouveau produit devrait fonctionner de la même façon que les sept millions de PEA classiques existants, c'est-à-dire en proposant après une certaine durée de rétention, une fiscalité réduite. Les titres éligibles à la composition de ce produit seraient les actions et les obligations émises par les PME et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), qu’elles soient cotées ou non et dans la mesure ou elles ne dépasseraient pas une certaine taille.


Pourquoi élargir aux obligations ? Car dans le contexte actuel, le support obligataire a l’avantage d’être mieux perçu que le support actions.


L’impact pourrait être rapide et important puisque les dernières estimations indiquent que ce dispositif pourrait apporter entre 2 et 2.5 milliards d’euros et participer activement à la création d’emplois.


Du côté des particuliers, un des objectifs est de les réconcilier avec l’entreprise, secteur qu’ils ont massivement délaissé ces dernières années par peur du risque qu’il représente. La diversification et la dynamisation du patrimoine des français est un autre enjeu, puisqu’il est concentré aux 2/3 sur l’immobilier et pour la partie restante sur des actifs à faible rendement et à court terme comme les livrets bancaires ou les fonds en euros par exemple.


Notons toutefois que les principaux concernés par l’investissement via ce nouvel outil seraient surtout les hauts revenus, qui pourraient se permettre de prendre un peu plus de risque que les autres.

Conclusion

Dans le contexte actuel, la mise en place de ce PEA-PME pourrait être un facteur important pour le développement de la croissance de nos entreprises car la réallocation d’une partie de l’épargne des français, même très faible, aurait un impact conséquent sur leurs possibilités de financement. Cependant, pour le moment, les discussions sur le sujet vont bon train mais encore aucun accord n’a été trouvé.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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