L’union bancaire européenne est entrée en vigueur

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Par Guilhem Garcia - le 13/01/2016

Suite au séisme bancaire de 2008, où les états Européens ont majoritairement renfloué les caisses des différentes banques, les Institutions Européennes ont décidé de créer une Union Bancaire Européenne. Le principal objectif de cette union est d’empêcher que des crises bancaires se transforment en crise des dettes souveraines, ce qui avait amené les états et donc les contribuables à dépenser des milliards d’Euro pour secourir des banques en difficultés. Reposant sur trois piliers, c’est depuis le 1 janvier 2016 que le deuxième pilier de cette union le MRU (mécanisme de Résolution Unique) est entré en vigueur.

L’union bancaire européenne est entrée en vigueur

Le premiers pilier : le MSU

Le premier pilier de l’union bancaire était la mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU). Ainsi la BCE, depuis le 4 novembre 2014, est devenue le gendarme des principales banques européennes. Elle a ainsi étudié les bilans des établissement Bancaire Européen en les soumettant aux nouvelles règles établies par la directive Bale III. Le but de cette démarche était de montrer au monde financier et aux investisseurs, la robustesse des banques européennes. La BCE souhaitait également redonner de la confiance envers ces établissements que ce soit aux niveaux des investisseurs que des banques entre elles. Le but final de cette reprise de confiance, étant d’inciter les établissements à se prêter à nouveau des fonds entre eux.

Le deuxième pilier : le MRU

Le deuxième pilier : le MRU

Le MRU est le deuxième pilier de cette union bancaire. A peine mis en place, il suscite déjà la polémique. En effet, le grand principe de cette nouvelle réforme est le « Bail In ». Il repose sur le fait qu’en cas de difficultés d’une banque, il sera d’abord fait appel aux actionnaires, à ces créanciers obligataires et à ses déposants détenant plus de 100000€ dans ses livres avant de se tourner éventuellement vers le Fonds de Recourt Unique (FRU). La polémique est née du fait que dans les établissements bancaires, les actionnaires et les créanciers obligataires ne sont pas que des grands investisseurs institutionnels. Il y a en effet une grande partie de petits épargnants.

Cette mésaventure a notamment fortement marqué les épargnants italiens, qui pour certains se sont vus dépouillés de toutes leurs économies. Mais la commission européenne rappelle que le préjudice subi par ces épargnants, n’est pas dû aux nouvelles règles instaurées mais à une méconnaissance des supports sur lesquels ces clients ont investi. Ce qui pose directement la question de la qualité du conseil amené par ses établissement bancaires vis-à-vis de leurs clients.

Le troisième pilier : le FRU

Le troisième pilier sur lequel la communauté européenne travaille est le Fonds de Résolution Unique (FRU). Il serait ainsi créer un fonds, abondé par les établissements bancaires qui interviendrait si le MRU ne suffisait pas. De fait, l’état n’interviendrait qu’en tout dernier ressort. Mais pour l’instant, ce fonds n’est qu’à l’étape de projet. Il faut déjà réussir à en définir les règles de création et de fonctionnement.

Conclusion

Les incidents de 2008 ont contraint l’Espace Européen à se moderniser et repenser son système d’aide en cas de crise financière. Alors que le Quantitative Easing a permis de rassurer les marchés financiers sur l’année 2015, la Communauté Européenne cherche des solutions pour ne plus retomber dans une crise des liquidités qui a bien failli faire chuter certains grands établissements bancaires. Il faudra voir dans le temps si ces nouvelles mesures sont bien accueillies par les marchés même si nous espèrerons ne jamais en avoir besoin.

À propos de l'auteur

Guilhem Garcia , Conseiller en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un Master en gestion de patrimoine, Guilhem débute sa carrière au sein d’une grande banque régionale. Après 10 ans de carrière dans différents groupes bancaires, où il a occupé des postes de conseiller clientèle professionnel à gestionnaire en patrimoine, il décide d’ouvrir son cabinet spécialisé en prévoyance et patrimoine auprès d’un des grands assureurs de la place. Son désir d’indépendance et d’évolution professionnelle, le pousse naturellement à rejoindre début 2014 le groupe WAST AND VAN en tant que consultant en gestion de patrimoine sénior.

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