La baisse du taux du Livret A risque de se poursuivre

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L’article « La baisse du taux du Livret A risque de se poursuivre » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - le 03/05/2013

Tous les indicateurs montrent que le taux du livret A sera sans aucun doute revalorisé à la baisse. En janvier 2013, son taux était encore de 2,25%, puis au 1er février 2013 son taux est passée à 1,75%.


Ce livret règlementé voit son taux revalorisé 2 fois par an : le 1er février et le 1er août. La modification de son taux dépend en bonne partie de l’évolution du taux d’inflation.

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L’évolution du taux d’inflation est actuellement à la baisse

Si le taux du livret devait être revalorisé ce jour, son taux serait de 1,25%, car la formule est en effet fondée sur l'évolution des taux courts du marché et l'indice des prix à la consommation hors tabac. (Il est à ce jour de 1,1%)

Cette situation est favorable aux banques, car elles vont bénéficier de deux choses :

  • Le livret A qui représente une cagnotte de 261,6 milliards d’euros (affectés aux financements des logements sociaux et de l’intérêt général à travers les collectivités publiques, hôpitaux, etc.) et qui ne peuvent faire partie du haut de bilan des banques (Bale III) pour qu’elles puissent d’avantage aller chercher de la marge sur les marchés financiers par exemple, pourra être en bonne partie réaffectés sur d’autres types de placements dit « bancaires ». Dans un contexte où les banques sont à la recherche de liquidités, cette concentration de fonds suscite l’appétit des établissements bancaires.
  • Les livrets non réglementés et autres placements crées par les banques n’auront pas besoin de voir leurs taux de rendement augmentés pour attirer les épargnants du livret A, les banques pouvant ainsi conserver leurs marges.

La Banque Centrale Européenne est sollicitée pour diminuer son taux directeur

Dans un environnement où il y a un risque de déflation et de récession, les politiques commencent à dénoncer le « trop de rigueur » qui nuirait à la compétitivité et à la reprise. C’est la raison pour laquelle la BCE envisagerait de baisser encore son taux directeur qui est actuellement de 0,75% à 0,25% afin de relancer l’économie. Lorsqu’une banque centrale émet sur les marchés davantage de monnaie, cela a un effet : La hausse du taux d’inflation.


Quelle conséquence pour le Livret A ? Une hausse de son taux. C’est la raison pour laquelle d’ici août 2013, le taux proposé du livret A serait de 1,5%.


Néanmoins, son rendement reste à peine supérieur au taux de l’inflation. Mais incontestablement, nous pouvons dire que le Livret A reste le « placement psychologiquement sécurisant » pour les épargnants, surtout lorsqu’ils manquent de confiance en l’économie.

Conclusion

Cette baisse prévisible n’arrange pas les épargnants qui voient leur épargne s’éroder de jour en jour. Quelles solutions ? Existe-t-il des placements offrant un rendement intéressant (bien supérieur à l’inflation), sécurisant et intéressant fiscalement ?


Oui, regardez du côté des assurances vies, et pas n’importe lesquelles. En terme de supports sécurisés nous pouvons citer les fonds euros, investis en grande partie sur du support pierre ( SCPI, OPCI). Il existe des fonds à capital garantis, et avec un rendement minimal garanti à 2,62%, mais dans les faits, ces supports ont offert un rendement supérieurs à 3,5% en 2012, et pour le meilleur 4,15% en 2012.


Et ce n’est pas la peine de regarder auprès de votre banque, vous n’en trouverez pas. Et si c’était le cas, votre chargé de clientèle en banque vous en aurait déjà parlé. Renseignez-vous !

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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