La BPCE ouvre une plateforme de services financiers

Visa expert
Anais Couraud
Par Anais Couraud
Le 27/04/2018

L’article « La BPCE ouvre une plateforme de services financiers » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Au même titre que plusieurs Fintechs de la place, le groupe bancaire BPCE amplifie massivement ses investissements dans le digital. En effet, la révolution numérique est la grande affaire des banques pour les années qui viennent. Pour y parvenir, la banque s’apprête à développer des interfaces communes nommées API (Application Programming Interface) pour l’ensemble du groupe d’ici 2020. Le but étant de créer un nouveau canal de distribution en proposant à des tiers de promouvoir et vendre ses produits. Quels types de produits bancaires seront concernés ?

Le début d’une architecture ouverte pour les produits bancaires

Le plan stratégique de la BPCE montre que le groupe cible les mêmes angles d’attaque que d’autres concurrentes de la place comme la Société Générale. L’idée principale : développer des ventes croisées grâce au statut de bancassurance, soigner la haute clientèle et servir les entreprises.

Elle investira en grande partie dans l’exploitation des données (BigData) pour personnaliser ses offres. Elle mesurera plus finement certains risques, enrichira les CRM et développera des outils d’intelligence artificielle. Enfin, la banque utilisera le Cloud afin de rendre son informatique plus agile.

Ce projet de grande envergure a pour objectif de privilégier l’Open Banking, soit faire distribuer ses produits par des tiers pour capter une nouvelle clientèle et augmenter son volume de ventes.

Les produits concernés et les distributeurs visés

Aujourd’hui, les API étaient déjà présentes pour donner accès à certains types de services comme des simulateurs de crédit sur des sites d’agences immobilières, mais ils n’étaient pas considérés comme « sur mesure ».

En effet, le simulateur ne pouvait pas prendre en compte les informations précises de chaque clients. Ce projet de mutualisation des données va permettre de faire communiquer les deux plateformes partenaires l’une entre l’autre (exemple : la BPCE et le site revendeur) pour partager les données personnelles des clients.

En conséquence, les prospects seront en capacité d’obtenir une proposition plus rapidement et donc de souscrire dans la foulée. En premier lieu, la BPCE souhaite cibler 3 produits : le crédit, le paiement pour le compte de tiers et la vérification d’identité. Chaque service offert permettra à la banque d’améliorer sa chaîne de production et de capter à travers ses partenaires une nouvelle clientèle en quête de gain de temps.

La banque vise des plateformes immobilières pour son offre de crédit, des groupes institutionnels pour la possibilité des récupérer des pièces administratives et également pour le paiement en provenance d’un tiers.

Néanmoins, elle souhaite aussi « draguer » les néo-banques qui ont une offre réduite, leur donnant ainsi la possibilité d’être l’apporteur d’affaire à la BPCE, système gagnant-gagnant.

Conclusion

Dans un premier temps BPCE veut donc tester cet outil avec des produits et services simples. La banque poursuivra ensuite l’optimisation de son modèle opérationnel avec différents processus comme un pilotage par filière, une numérisation et une robotisation des procédures de gestion. Comment appréhender ces évolutions quand la seule différence entre les banques de détail et les banques en ligne était la relation client ? Un modèle économique encore incertain.

Je m'inscris

À propos de l'auteur

Anais Couraud , Conseillère en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un BTS Assurance en alternance à Groupama Gan Vie en tant que gestionnaire dans le Pôle Prévoyance, Anaïs ressort forte d’une première expérience dans le domaine de l’assurance de personnes. Par la suite, elle fait le choix de poursuivre ses études en Licence Professionnelle Métiers du Droit Privé à la Faculté de Bordeaux afin d’approfondir les connaissances juridiques et qu’elle a pu appréhender lors de son BTS. Grâce à ces 3 années dans le secteur de la protection de la personnes, Anaïs maitrise les différents produits assurantiels tels que la prévoyance, la santé, la retraite et l’assurance vie. Aujourd’hui, du fait de son intérêt pour les produits financiers et immobiliers, elle entreprend un Master en Gestion de Patrimoine et Marchés Immobiliers à l’INSEEC. Elle rejoint le groupe Net Investissement en 2017 à Bordeaux.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides