La chute des banques francaises en bourse

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Par Stéphane van Huffel - le 14/09/2011

Les valeurs financières attaquées, chutent, la Bourse n’est plus soutenue et les mauvaises nouvelles concernant le secteur bancaire européen s’accumulent. Les sociétés de financement de l’économie, destinées à soutenir le secteur bancaire, accordent leurs premiers prêts aux établissements. Hors hexagone, les nouvelles ne rassurent pas non plus les marchés. Alors dans cette multiplication de nouvelles inquiétantes quels sont réellement les risques encourus et les incidences sur les citoyens ?


Actualité

Le risque de déflation et d'inflation

La déflation dans l’immédiat et l’inflation à moyen terme représentent des risques très probables qui peuvent affecter une majorité de français. Les banques centrales en injectant des liquidités afin d’aider les différents établissement en crise, prennent le risque que cela débouche sur de l’hyper-inflation générale.


Les excès de dettes des établissements bancaires français peuvent influer directement sur l’Euro et provoquer ainsi sa faillite, c’est l’hyper-inflation.

Celle-ci se caractérise par une baisse générale des prix et une dépréciation de la monnaie par rapport à celle des autres pays. Les liquidités injectées se chiffrant en milliers de milliards d’euros pour compenser les pertes enregistrées, une forte croissance intervenant rapidement provoquerait l’inflation mondiale.


Cependant la reprise n’étant pas immédiate, le risque d’inflation paraît donc faible alors que la déflation est plus probable. La déflation ou dépression est, elle aussi, caractérisée par une forte baisse des prix, ne pénalisant pas directement les citoyens du pays concerné. Au contraire, le pouvoir d’achat augmente au fur et à mesure que les prix s’effondrent. Cependant une dépression touche souvent durement, les entreprises qui n’écoulent plus leurs produits et se trouvent rapidement à court de liquidités. Le constat est donc plus dur pour les salariés du secteur privé car, si la crise sévit, le chômage de masse pourrait bien se transformer en « misère » de masse.


La solution est donc l’épargne, d’éviter autant que possible d’emprunter, d’acheter pour parfaire son patrimoine et d’éviter toutes consommations superflues : l'anticipation préventive est de rigueur.

Faillite d'un banque française

Il est tout d’abord important de distinguer deux notions, celle de la crise de liquidité (retrait massif d’argent de la part des déposants la laissant sans liquidités) et celle de la crise de la solvabilité (les prêts de celle-ci ne couvrent plus son capital et ses dettes).


Le second cas est celui que les banques connaissent actuellement. Elles prennent alors le risque de ne plus être éligibles aux avances de la banque centrale et sont alors exposées à la faillite.

Actualité

Pour les citoyens, les prêts consentis avant la faillite de la banque restent les mêmes. Rachetés par un autre établissement, le remboursement se fera à l’établissement repreneur. En ce qui concerne les dépôts, les comptes à terme et les assurances vies, garantis par la protection du fonds de garantie des dépôts, ils sont indemnisés (dans la limite d’un plafond de 70 000 euros par déposant). Cependant le meilleur moyen d’éviter ce genre de désagrément reste de se prémunir: garder des liquidités à domicile et conserver sur un compte, une somme substantielle. Confier tout son argent à un seul établissement est risqué, le diversifier permettra d’élargir le champ de garantie.

Faillite d'un Etat Européen

Ce risque est potentiellement le plus probable. Un état est financièrement en faillite lorsqu’il ne trouve plus à emprunter pour couvrir ses déficits. Nous pouvons déjà constater au travers des médias que plusieurs pays européens éprouvent déjà des difficultés à refinancer leur dette souveraine. Dans le cas où un tel phénomène se produirait, le FMI et les grands états de la zone euro se porteraient au secours de l’état européen défaillant, en lui accordant des prêts concessionnels et y placerait son argent. Livré à lui-même, l’état en faillite serait obligé de dévaluer sa monnaie ou de sortir de l’euro.


Cela étant, la faillite d’un état européen entraînerait des conséquences systémiques pour les systèmes bancaires des autres pays. Les options possibles dans ce cas là sont d’ouvrir un compte à l’étranger, à condition naturellement de prendre un certain nombre de précautions élémentaires (ne pas ouvrir un compte sur internet, éviter les intermédiaires douteux, aller sur place, se renseigner au niveau législatif et exclure les pays possédant des monnaies à risque).


L’ouverture d'un compte à l’étranger doit faire l’objet d’une déclaration à l’administration fiscale, sous peine d'une amende de 750 € par compte non déclaré. Même si l’ouverture d’un compte à l’étranger est parfaitement légale, sachez que l’administration fiscale peut y déceler une intention de fraude susceptible de déclencher un contrôle fiscal généralisé !

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Faillite d'un Etat Français :

Tout comme les autres états, la France peut faire faillite mais la probabilité d’un tel séisme reste faible, au moins dans l’immédiat. En effet, la France est moins endettée que beaucoup d’autres pays.


Cependant suite à une dégradation de sa note souveraine, si la France ne pouvait plus refinancer sa dette, elle ferait appel au FMI et à l’Union Européenne qui lui imposeraient alors un plan de rigueur ou plan de redressement.


Autrement dit, les autorités internationales réclament un durcissement de la fiscalité sur les épargnants français et des réductions de dépenses concernant en priorité les retraités (un plafonnement des retraites, une réduction drastique des dépenses de soins etc.). En revanche, peu de choses sont faites pour réduire les autres dépenses improductives et notamment le nombre des fonctionnaires et les coûts de l’immigration.

A l’issue de ce programme, la constatation est, en général, lourde : la classe moyenne est ruinée tandis que les retraités réduits à une extrême pauvreté. La nouvelle France, si tel est le cas, ressemblerait à un grand Kosovo sous tutelle des organisations internationales. Les mesures à prévoir sont celles citées précédemment, visant avant tout à garantir les biens, en diversifiant les placements et en exportant certains d’entre eux, de manière sécurisée, à l’étranger.

Ces scénarios catastrophes, pour la plupart improbables, permettent de concevoir à quel point le citoyen peut se retrouver lésé. Il est donc raisonnable de penser que les solutions apportées ici, soient aussi bénéfiques en cas de crise que dans la vie de tous les jours. Elles permettent de garantir la sauvegarde des biens de manière efficace et durable, quelle que soit la situation de crise envisagée.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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