La génération Y serait méfiante vis-à-vis des banques

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Par Stéphane van Huffel - le 03/06/2015

La génération Y regroupe les personnes nées entre le début des années 1980 et les années 2000. Ces enfants de baby-boomers révolutionnent les modes de consommation. Cette génération a grandi dans un monde où l’ordinateur, les jeux vidéos et Internet sont prépondérants et maintenant devenus essentiels à leur vie. A l’aise avec les technologies de l’information et Internet, la génération 2.0 serait méfiante des institutions financières selon une étude de Bank Of America Merill Lynch. Nous vous disons tout sur ce phénomène qui préoccupe de plus en plus nos institutions financières et qui font le bonheur d’autres.

La génération Y serait méfiante vis-à-vis des banques

Le comportement spécifique de la génération Y

La génération d’après babyboom s’estime à 2 milliards d’individus dans le monde dont la majorité (86%) vit dans les pays émergents. En 2025, elle représentera 75% de la population active. Son savoir-faire numérique la rend déjà indispensable dans certains secteurs comme les médias, l’informatique ou la communication. Cette génération est connectée, sur-consommatrice avertie et exigeante. Son poids et son influence s’accentueront dans les années à venir et viendront bouleverser certains secteurs selon l’étude de la Bank Of America Merill Lynch. Cinq secteurs vont être perturbés dont le logement, l’automobile, la restauration, la technologie et les média. Un secteur se détache particulièrement : celui de la finance !

En effet, aujourd’hui, un tiers de cette génération estime ne pas avoir besoin de banque.

Pourquoi cette génération boude les institutions financières ?

Autrefois, les clients étaient très fidèles à leur banque. 52% des français ont plus de 20 ans d’ancienneté dans leur banque. Malheureusement pour elles, cette attitude de fidélité des clients réputée « éternelle » sera loin d’être le cas pour la génération Y. Ces hyper connectés très mobiles dans l’espace sont habitués à zapper. Ils choisissent et changent de banque comme ils changeraient d’opérateur téléphonique.

Si l’offre ne correspond plus à leurs attentes, ils iront naturellement voir la concurrence toujours en quête d’expérience plus satisfaisante. Manque de confiance, de transparence, de fidélité, cette génération a aujourd’hui trois fois plus de chance que les baby-boomers de ne pas avoir de banque. Une problématique et un manque à gagner pour les banques qui tentent d'y remédier avec de plus en plus d’inquiétude.

la génération Y

Double enjeu pour les banques

Malgré leur entrée dans la vie active dans une période de récession, cette génération ayant des débuts financiers difficiles, bénéficiera dans 30-40 ans du transfert de richesses des baby-boomers. L’étude a estimé cette richesse aux Etats-Unis à 40.000 milliards d’euros. Avec cette opportunité de richesse sur le long terme et la part de population que la génération Y représentera dans les années à venir, les banques investissent de plus en plus pour séduire cette clientèle difficile à capter. Elles ont compris le sens du mot « adaptation » et débordent d’imagination pour satisfaire cette exigeante clientèle.

Elles sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux, développent des services et applications pour ces globetrotteurs, comptes visibles sur internet, possibilité d’effectuer des virements via smartphones, etc. Tout est fait pour se distinguer de la masse, attirer l’attention de ces jeunes clients et les engager dans une relation de confiance inscrite dans le temps.

Malgré toutes ces nouvelles innovations, les institutions financières sont rapidement dépassées par de nouveaux phénomènes. Tout va trop vite pour elles. Conseillers en gestion de patrimoine indépendants, banques en ligne ou plus récemment plateformes de prêts entre particuliers, les solutions de financement et d’épargne ne se trouvent plus exclusivement dans les banques. L’évolution du monde de la finance est là. Le monopole n’est plus aux banques, et cela plait à la génération Y !

Génération Y : la peur des banques, l’opportunité pour les conseillers en gestion de patrimoine

La génération Y est friande de conseils, surtout quand cela vient d’experts totalement indépendants d’une institution financière. Son regard est jugé plus juste sans objectif mensuel à tenir. 67% se disent preneurs d’aide dans la gestion de leurs finances et dans le conseil en investissement. La moitié d’entre eux privilégie une aide en face à face. La génération Y fait donc partie d’une clientèle potentielle des conseillers en gestion de patrimoine indépendants.

Un point est à souligner concernant cette profession, tous professsionnels doit être présent au registre de l’ORIAS. Vous souhaitez avoir recours aux conseils d’expert en financement ou en investissement ? Ayez les bons réflexes en vérifiant si le professionnel en question est présent au registre de l’ORIAS.

Conclusion

Le secteur financier est en première ligne de la rupture que va entrainer la génération Y. Les banques l’ont compris, elles vont devoir doubler leurs efforts pour séduire et fidéliser la clientèle des 18-34 ans. Ces changements sont obligatoires pour assurer leur pérennité. D’autres outils comme les plateformes de prêt ou le crowfunding ont le vent en poupe et sont une menace réelle pour les institutions financières. Une autre profession est amenée à faire de l’ombre aux conseillers banquiers : les conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Leur force : l’indépendance qui est LA garantie de vous apporter les solutions en adéquation avec VOS besoins. La génération Y a un avantage par rapport à la génération précédente : ELLE A LE CHOIX ! Profitez de cette force pour investir ou épargner.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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