La recapitalisation des banques

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Par Stéphane van Huffel - le 18/10/2011

Grace aux régulateurs européens, le principe d’une participation supplémentaire du secteur privé en faveur du plan de sauvegarde de la Grèce, se concrétise. En effet, ces régulateurs sont sur le point de fournir les résultats des tests de résistance en cours, sur les détentions de la dette souveraine des banques européennes. L’ensemble de ces mesures concernant le secteur bancaire, y compris celles faites sur le sauvetage de la Grèce, seront dévoilées incessamment sous peu, sûrement lors du sommet européen de Bruxelles.

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Le plan de recapitalisation

Le plan de recapitalisation des banques serait un début de solution afin de modérer, au mieux de remédier à la crise de la zone euro. C’est l’objectif en tout cas, de l’étude engagée par le régulateur mandaté par Bruxelles.

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) doit fournir dans les jours qui viennent les résultats des nouveaux tests qui ont été menés, en prenant en compte les risques liés à la dette souveraine en se fixant sur un ratio minimal de fonds propres durs de 9% (selon une définition qui n’est pour l’instant pas tout à fait claire).

Le régulateur a pour mission de valoriser, tant que possible, le marché en valeur et les dettes souveraines européennes portées par les banques de l’Union qu’elles soient en plus values ou en moins values.


Le renforcement des fonds propres

Cet exercice, avant tout basé sur la transparence, devrait déboucher sur l’annonce d’un montant global de renforcement de fonds propres qui « a priori ne devrait pas être aussi énorme que certains bureaux d’analystes le laissent présager » selon Bruxelles.


Une Etude de Goldman Sachs évoquait « un besoin en capital de 298 milliards d’euros pour 68 banques sur 91 qui ne passeraient pas la rampe ». Le Ministre des Finances, François Baroin, a pour sa part réaffirmé que les recapitalisations concernaient avant tout les 8 banques qui ont échoué aux tests de résistance mais aussi les 16 qui les ont passés de justesse.

Un plan global de recapitalisation

Notamment grâce aux résultats de l’EBA, les chefs d’Etat et de gouvernement ont pour objectif de présenter un plan global de recapitalisation des banques européennes sous la forme d’un appel lancé aux banques visant à renforcer leur capital par leurs propres moyens ou avec l’aide de leur gouvernement d’ici la moitié de l’année 2012. En dernier recours, le Fonds Européen de stabilité financière pourrait leur octroyer un prêt si nécessaire.

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La contribution des banques

Parallèlement, une nouvelle contribution des banques à l’allègement de la dette publique de la Grèce sera également dévoilée : « depuis 3 mois, les marchés ont évolué, ils se sont dégradés. On est alors parti sur une décote de la dette grecque qui était de 21% le 21 Juillet mais ce sera plus, c’est à peu près certain ».

Francois Baroin affirme également : « Les chiffres qui circulent allant bien au delà de 50%, sont fantaisistes ». Pour les banques, ce nouvel effort arrive dans un contexte toujours plus difficile surtout si l’on prend en considération que les banques françaises continuent de nourrir les inquiétudes des agences de notation.

En effet, les profils de financement et de liquidités des banques sont en fait fragiles, comme nous avons pu le constater avec l’abaissement par Standard & Poor’s de la note de BNP Paribas (du cran AA à celui AA-). Cependant, la note des quatre autres banques a été confirmée avec désormais une perspective stable sur le secteur. Les banques Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, les banques américaines Goldman Sachs, Morgan Stanley et les banques françaises Société Générale et BNP Paribas sont placées sous surveillance négative par Fitch.

Les notes de viabilité de ces 7 grandes banques pourraient être dégradées au maximum de deux crans. Ce nouvel avis pourrait apporter des arguments supplémentaires aux partisans d'une séparation des activités de banque de détail et de banque d'investissement.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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