Les banques françaises ont le vent en poupe

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Par Hotman Achab - le 17/03/2017

Les six principaux groupes bancaires français montrent une rentabilité record avec 23,5 milliards de profits cumulés depuis la crise économique de 2008. Ces groupes ont su sortir du lot grâce à un modèle diversifié, à une exposition minime aux risques et à la concentration du marché.

Les banques françaises ont le vent en poupe

Bilan des banques européennes en 2016

Pendant sa campagne présidentielle en 2012, François Hollande avait communiqué sur son envie de mettre au pas les acteurs de la finance afin qu’ils financent la seule économie réelle. Aujourd’hui, les banques françaises se portent très bien. En effet, les six principaux groupes français ont accumulé 23,5 milliards d’euros de profits cumulés, dépassant leur résultat de 2015. Le bilan des banques européennes n’est pas aussi glorieux car elles ont dû faire face aux lourdes restructurations qui sont toujours en cours comme chez Deutsche Bank, UniCredit, RBS ou encore Credit Suisse.

Néanmoins, les banques françaises ont généré moins de profit que le seul JP Morgan en 2016.

Les avantages des coups durs

Les banques françaises n’ont pas toujours rayonné. En effet, l’affaire Kerviel concernant la Société Générale a été un coup dur ainsi que l’amende américaine de 8,9 milliards de dollars pour la BNP Paribas suite aux embargos américains. Mais ces évènements ont eu des effets positifs car la Société Générale s’est engagée à effectuer une restructuration des activités de banque d’investissement suite à l’affaire. Cet électrochoc a permis à la BNP Paribas et au Crédit Agricole de suivre le mouvement.

Le modèle économique des banques françaises a aussi eu des effets immanents qui se sont révélés précieux en période de taux très bas. Elles affichent des modèles de revenus très variés qui les aident à tenir lors de coup dur.

Un marché français stable

La réussite de ce modèle est liée essentiellement à la concentration du marché. En 2009, le regroupement des banques s’est accentué avec l’union des Caisses d’Epargne et des Banques Populaire. Aujourd’hui, les cinq principales banques françaises détiennent 81% du marché contrairement à l’Allemagne, où les cinq premières banques possèdent 32% des actifs du secteur. Les groupes français consolident petit à petit leurs positions dans leurs domaines de prédilections.

Conclusion

Aujourd’hui, les grandes banques françaises ne désirent plus fusionner entre elles. La crise économique de 2008 et les pare-feu mis en place les en dissuadent. De plus, l’une après l’une les banques ont décidé de se digitaliser pour faire face à la concurrence et toucher une nouvelle clientèle.

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À propos de l'auteur

Hotman Achab , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Diplômé d’un Master en gestion de patrimoine qu’il a obtenu en 2003, Hotman Achab débute sa carrière professionnelle au sein de la Société Générale en tant que conseiller patrimonial pendant 4 ans puis rejoint le Banque Postale ou il occupe les fonctions de conseiller patrimonial. En 2010, il intègre la division Banque Privée, toujours à la Banque Postale, ou il sera notamment élu « meilleur CGP d’Ile de France ». En 2014, après plus de 11 ans passées dans l’environnement patrimonial bancaire, Hotman souhaite évoluer et décide de s’associer au Groupe Wast & Van et prend la direction, début 2015, de Wast & Van Grand Paris.

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