Les Français renouent avec le Livret A

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Par Hotman Achab
Le 06/02/2018

L’article « Les Français renouent avec le Livret A » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Si ce livret basé sur l'inflation pose problème aux banques, qui avaient même pour projet de s'en débarrasser en distribuant leurs avoirs à la caisse des dépôts et consignations, sa collecte annuelle a atteint en 2017 son meilleur niveau depuis 4 ans.

Considéré comme le produit d'épargne préféré des Français l'année dernière, les épargnants auraient ainsi consenti avec son taux, historiquement bas et maintenu à 0,75%.

La sécurité avant tout, mais à quel prix ?

Si les banques sont en froid avec l'épargne réglementée depuis la baisse des taux imposée par la BCE (banque centrale européenne), une majeure partie des Français s'est réconciliée avec le livret A. Bien que son niveau reste aux antipodes des 28 milliards d'euros de collecte en 2012, son succès n'est pas sans surprise.

Pour un français souhaitant placer son argent sans prendre le moindre risque sur un support disponible à tout moment, ce livret, au détriment du rendement qu'il propose, reste une des solutions les mieux adaptés. Conservant ainsi leur titre de champions d'Europe de l'épargne, les français, favorisant largement la constitution d'une épargne de sécurité sont inconsciemment prêts à payer 0,28% d'intérêts pour conserver leurs épargnes en sécurité (inflation 1,03% - 0,75% de rendement).

Une bonne nouvelle pour les banques ?

Paradoxalement, l'épargne réglementée pose un problème aux établissements de crédit. Traditionnellement basé sur l'inflation qui s'éloigne des taux du marché, le Livret A coûte pour l'heure cher aux banques. Pour faire face à ce problème, les banques ont ainsi choisi de déverser leurs encours à la CDC (caisse des dépôts et consignations).

Afin d'éviter un tel déséquilibre, le gouvernement a prévu à travers un projet de loi de finances 2018 d'interdire aux banques de transmettre plus de 60% de leurs avoirs du Livret A à la CDC. Pour certaines banques telles que la Banque Postale, ce déséquilibre est important.

Ainsi, les sommes à déplacer représentent des liquidités importantes, à des taux de marchés supérieurs à 0,75%. Cette loi pourrait ainsi pousser les banques à s'exposer à prendre des risques, pour respecter la réglementation.

Conclusion

En 2017, l'augmentation de 10,24 milliards d'euros de collecte du livret A confirme que les Français ne se détachent pas réellement de ce placement. Même en période de rémunération faible, il reste alors une alternative incontournable au placement à risque. Bien qu'il pose quelques difficultés aux banques depuis l'intervention des Banques Centrales suite à la crise, ces dernières profite de la collecte, indispensable à leurs activités.

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À propos de l'auteur

Hotman Achab , Conseiller en gestion de patrimoine

Diplômé d’un Master en gestion de patrimoine qu’il a obtenu en 2003, Hotman Achab débute sa carrière professionnelle au sein de la Société Générale en tant que conseiller patrimonial pendant 4 ans puis rejoint la Banque Postale où il occupe les fonctions de conseiller patrimonial. En 2010, il intègre la division Banque Privée, toujours à la Banque Postale, où il sera notamment élu « meilleur CGP d’Ile de France ». En 2014, après plus de 11 ans passées dans l’environnement patrimonial bancaire, Hotman souhaite évoluer et décide de s’associer au Groupe Wast & Van et prend la direction, début 2015, de Wast & Van Grand Paris.

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