Taux d’intérêt : la FED ne change rien

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Par Stéphane van Huffel - le 03/02/2016

La banque centrale américaine (FED) a conclu mercredi sa première réunion de politique monétaire depuis le relèvement historique de ses taux d’intérêt, qui a eu lieu en décembre. Elle affirme ne pas vouloir enchainer avec une nouvelle hausse, selon les attentes du marché.

La décision prise par la FED était attendue par la plupart des économistes. En effet, les vives turbulences sur les marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi que la poursuite de la baisse du prix du pétrole, laissaient transparaitre des taux inchangés. Quelles sont les raisons de ses taux inchangés ? Quelles en sont les conséquences ?

Rappel sur la décision de la FED

Dans le but d’accompagner la reprise après la crise financière après la crise 2008, les taux à court terme étaient maintenus proches de zéro. Le 16 décembre 2015, le comité monétaire a jugé le marché du travail proche du plein emploi et a estimé que l'inflation était sur la voie du redressement. C’est dans cette optique qu’il a décidé d’augmenter les taux d’intérêt de 0,25 point pour les faire osciller désormais entre 0,25% et 0,50%.

Suite à cette décision et si la croissance le permet, la banque centrale avait aussi indiqué qu'elle prévoyait de poursuivre un relèvement des taux de façon répétée au cours de l'année. L’objectif est de mener ses taux à 1,4% fin 2016. Cela correspond à 4 hausses d'un quart de point.

Une décision difficile à appliquer ?

De nombreux économistes avaient estimé qu’une hausse à la prochaine réunion serait peu probable. Effectivement, la volatilité sur les marchés, le ralentissement en Chine et les indicateurs économiques plus faibles de l'activité américaine à la fin de l'année, laissaient prédire cette stabilisation des taux.

Selon une enquête réalisée par la chaîne financière CNBC, la FED devrait attendre entre le mois d’avril et celui de juin avant de ré-augmenter ses taux une seconde fois. En zone euro, la BCE, qui prend la direction opposée à la Fed, a promis davantage de stimulus monétaire s'il faut encore soutenir l'activité.

Conclusion

Ainsi, la réserve fédérale américaine a indiqué mercredi qu'elle maintiendrait l'objectif pour le taux des fonds fédéraux entre 0,25% et 0,5%. De ce fait elle s’engage à maintenir une politique monétaire accommodante pour soutenir la croissance économique. La Fed a affirmé, suite à une réunion de deux jours sur la politique monétaire, que les conditions du marché du travail se sont encore améliorées alors que la croissance économique a ralenti l'an dernier. De plus, les dépenses des ménages et les investissements fixes des entreprises ont augmenté à des taux modérés ces derniers mois. L'évolution économique et financière mondiale est étroitement surveillée par la FED qui évalue les conséquences directes pour le marché du travail et l’inflation. Comme nous avons pu le voir, resserrer les taux au rythme comme prévu ne sera évident, aux vues des pressions à la baisse sur les prix.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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