L’assurance vie continue à séduire les épargnants

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L’article « L’assurance vie continue à séduire les épargnants » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Karl Toussaint du Wast - le 08/04/2015

Depuis le 1er janvier 2014, le cash-flow de l’assurance vie (différence entre les retraits et les versements) ne cesse de progresser pour atteindre 21 milliards d’euros à fin février 2015. Mieux, de janvier à février dernier, la collecte a atteint 4.4 milliards d’euros. Ce placement est jugé attractif par les épargnants français de par sa rémunération qui est nettement supérieure à celle des autres placements bancaires, tels que le livret A.

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Un contexte favorable fiscalement

Les augmentations continuelles d’impôts permettent à l’assurance vie d’avoir encore de beaux jours devant elle. En effet, la fiscalité de l’assurance vie est stable depuis des années, mis à part la CSG CRDS qui est passée à 15.5% depuis 3 ans. De plus, l’assurance vie n’a pas de plafond de versements et reste disponible à tout moment. C’est en fait devenu un « super livret » pour les français.

De plus, contrairement aux autres placements bancaires classiques, on peut par son biais accéder aux marchés financiers et ainsi doper la rentabilité du fonds en euros, surtout dans le contexte actuel où les marchés connaissent un fort rebond. On peut donc saisir des opportunités intéressantes avec une fiscalité tout à fait attractive car quasi nulle (en fonction de l’antériorité fiscale du contrat)

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Des rémunérations intéressantes pour chaque profil d’épargnant

On le sait, depuis plusieurs années, tous les placements français ont vu leur rentabilité fondre petit à petit, que ce soit au niveau des livrets, de l’assurance vie, ou de l’immobilier, et en face la fiscalité a explosé. Les rémunérations des contrats d’assurance vie sont donc passées de 5/6 % il y a dix ans, à 2.5% en moyenne aujourd’hui. Avantage pour l’épargnant, les compagnies d’assurances sont obligées de leur verser un rendement minimum garanti par la compagnie. L’inconvénient est que l’on connait ce minimum qu’en début d’année suivante car il est basé sur la performance de la compagnie.

C’est pour cela que les sociétés d’assurances communiquent toujours sur l’année passée et non sur l’année en cours. Le contrat le moins performant en 2014 a eu une rentabilité de 1.8% contre 4.05% pour le plus rentable.

Quid de l’année 2015 ? Nous en saurons plus début 2016. D’ailleurs le président de la Banque de France a demandé aux compagnies d’assurances de provisionner pour l’année à venir afin de maintenir des rendements à peu près similaires à 2014.

Face à cette tendance baissière des fonds en euros, les compagnies ont innové afin de proposer à leurs clients des performances supérieures. Elles ont créés des profils d’épargnants (sécuritaire, prudent, équilibré ou encore offensif) afin de doper la performance du fonds euros dans le durée, quitte à garantir le capital soit totalement soit partiellement. Ainsi, avec cette garantie, le client n’a plus peur d’aller chercher de la rentabilité car son capital est protégé.

C’est en fait la compagnie qui supporte le risque à la place du client. On voit ainsi dans les statistiques, que la proportion d’unités de compte (actions, obligations) dans les compagnies est en augmentation constante, ce qui en augmente leur rentabilité et indirectement la vôtre. Certaines vont même plus loin en proposant à leurs clients qui investissent sur les marchés de booster le rendement de leur fonds euros proportionnellement à la part de risque prise (exemple : 0.10% de bonus sur le fonds euros par tranche de 10% investi en UC).

Les rendements des autres placements en berne

Les placements alternatifs à l’assurance vie ne bénéficient pas de sa fiscalité incitative. En effet les livrets bancaires sont plafonnés (même si ce plafond a doublé en 2013) et leur rendement n’est pas du tout attractif (1% pour le livret A et le LDD, 2% pour le PEL depuis le 1er janvier). Pour l’immobilier, la taxe sur les plus-values, l’imposition importante des loyers et les charges en ont plombé la rentabilité, même si les français restent très attachés à la pierre. Restent les SCPI qui offre de bons compromis et une simplicité de gestion.

Conclusion

Ainsi on peut voir qu’en effet l’assurance vie reste très attractive pour les français. Elle est aujourd’hui le seul placement qui réunit les éléments incontournables des investisseurs français qui sont : fiscalité avantageuse, disponibilité des fonds, rentabilité du placement.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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