Assurance vie : la banque de France veut des rendements plus bas

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Par Stéphane van Huffel - le 03/11/2016

Vendredi dernier, le Président de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), François Villeroy de Galhau, a estimé que les taux de rendements des fonds en euro des contrats d’assurance-vie étaient beaucoup trop élevés. Effectivement, selon lui « ils ont été réduits de 25 points de base, soit 0,25 point de pourcentage en 2015 par rapport à l’année précédente. Cependant, cette baisse reste encore insuffisante ». Il conseille aux assureurs d’être plus modéré sur les taux afin de ne pas risquer de fragiliser sérieusement les activités financières.

Pourquoi un tel choix ? Peut-on parler de risque pour les assureurs ?

Assurance vie : la banque de France veut des rendements plus bas

La vision de François Villeroy de Galhau

François Villeroy de Galhau, qui est également gouverneur de la Banque de France, souhaite réduire encore plus les taux de rendements de fonds en euro des contrats d’assurance-vie. Puisque les taux d’intérêts sont historiquement bas, il est alors nécessaire de réduire les taux de rendements. Il appelle ainsi « les organismes à faire preuve de modération et de réalisme dans la fixation des taux de rendement de leurs contrats d’assurance-vie en euros sur l’année 2016 ». D’après les derniers chiffres, le taux de rendement moyen des fonds euros au capital garanti en 2015 était de 2,27%, soit une baisse progressive de plus de 4% depuis 2008.

Pas de risque selon François Villeroy de Galhau

Selon le Président de l’ACPR, il n’y a aucun risque à choisir de diminuer les taux de rendement. Il affirme que « l’unique objectif de cette mesure est de pouvoir protéger l’épargne des français, en cas de circonstances graves et exceptionnelles menaçant la stabilité financière ». Il rassure les organismes d’assurance qui s’inquiètent toutefois de ces taux historiquement bas : « il n’y a aucune menace sur l’épargne des français, il n’y a aucune remise en cause des contrats des assurés ». De plus, durant cette conférence, il a rappelé que le rendement de l’obligation française à 10 ans avait quant à elle diminué de 0,80 point de pourcentage.

Conclusion

Pour conclure, le Président de l’ACPR et gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, considère que les taux de rendements des assurances ne sont pas à des niveaux adequats dans le marché de taux actuel, et cela pourrait mettre en danger la pérennité de l’épargne concernée.

Il est à noter qu’il n’est pas le seul à penser que cette réduction est le choix le plus judicieux. Le Président de la Fédération Française de l’Assurance (FFA), Bernard Splitz, a quant à lui conseillé aux assureurs de se constituer des provisions avantageuses pour lisser dans la durée les rendements servis aux assurés. Ces déclarations, dans la continuité du votre de la Loi Sapin 2, en sont pas pour rassurer les particuliers quant à la future attractivité de leur contrat d’assurance-vie en euros.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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