Crise de la dette : l'assurance vie en danger ?

Visa expert

L’article « Crise de la dette : l'assurance vie en danger ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Stéphane van Huffel - le 25/11/2011

Représentant près de 1300 milliard d’euro d’encours, les contrats d’assurance vie français restent toujours le support plébiscité et préféré des Français. Pourtant, nombre des fameux fonds euro à capital garanti ont une exposition aux dettes à risques (Grèce, Portugal, Italie etc). Si tous s’accordent à dire qu’une défaillance de la Grèce ne mettrait pas en danger nos capitaux, que se passerait il en cas de propagation majeure ? Décryptage.

Actualité

Nos assurances-vie sont elles en sécurité ?

Nous le savons tous : les contrats d'assurance-vie en fonds euros sont garantis en capital. Mais nos assureurs, nos banques, les compagnies qui proposent ce type de contrat sont-elles assez solides pour tenir un tel engagement ? Nous vous rassurons tout de suite, la réponse est OUI.


La réalité de la situation est que la très grande majorité des fonds euro commercialisés en France ont une exposition de 1 à 5% sur ces dettes à risques. Pas de quoi nous inquiéter donc, de plus, et compte tenu de la situation, la plupart des assureurs ont déjà fortement allégés leurs positions sur ces supports.

Pourquoi les assureurs prennent ils position sur des valeurs connues pour être risquées ?

Ne soyons pas dupes : les rendements sont bien plus intéressants sur les emprunts Grecs qu’ils ne le seraient sur les emprunts Allemands. Plus de 10 fois supérieures en l’occurrence. De quoi « motiver » les assureurs qui peuvent ainsi notamment vous proposer un taux de rendement plus attractif.

Mais avec la nouvelle réglementation Solvency II qui contraint les assureurs à couvrir leurs positions par des fonds propres dont la proportion précise n’est pas encore connue mais que l’on estime déjà à plus de 20% va nécessairement entrainer une baisse de la rentabilité des fonds euro. En revanche, cette règle imposée garantira davantage nos avoirs et augmentera la sécurité du placement.

La plus grand inquiétude que nous pouvons avoir à aujourd’hui c’est de constater une baisse inévitable du rendement de ces supports tant que la situation sur les marchés ne sera pas rétablie ou à moins d’une reprise inflationniste, pour l’instant peu attendue sur la zone euro.

Un nouveau fond euro à capital garanti mais...

C’est la raison pour laquelle, devant ce constat, des assureurs tels que LifeSIde Patrimoine viennent de lancer un fonds euro au concept pour le moins judicieux : puisque nous savons que les rendements sur les fonds euro ne dépasseront pas les 3.5% l’année prochaine, LifeSIde a imaginé un fond euro à capital garanti mais au rendement inconnu l’année de sa souscription.


L’assureur investi 30% du capital dans une poche d’obligations d’entreprises privées avec un objectif de rendement de 5 à 7%. Ainsi, et sans pouvoir garantir un tel rendement sur l’année, la stratégie permet pour l’instant, d’annoncer des rendements nets de 5%, bien au-delà de ce que les fonds euro « classiques » nous servirons en 2012.

Actualité

Conclusion

En conclusion, aucune inquiétude à avoir pour l’instant quant à la solvabilité de vos contrats en euro. N’hésitez pas à demander à votre assureur le détail de la ventilation de leur fonds euro afin de connaitre leurs positions les plus exposées. Enfin, et si vous souhaitez garder une logique de placement à capital garanti, privilégiez les supports non exposés ou offrant des alternatives de supports autres qu’obligataires publics.

Je m'inscris

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides