Les rendements de l’assurance-vie continuent de baisser

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Par Stéphane van Huffel
Le 15/12/2017

L’article « Les rendements de l’assurance-vie continuent de baisser » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

L’assurance-vie est la boite à outil de la gestion du patrimoine. Idéal pour se constituer un capital, ou préparer sa retraite, l’objectif principal de ces contrats d’assurance-vie reste de se constituer une épargne à long terme. Cette enveloppe fiscale dans laquelle les sommes sont investies sur plusieurs supports de placement.

Il existe deux grandes typologies de placements : les fameux fonds en euros, qui ont la particularité de garantir le capital et les unités de comptes qui, pour faire simple, regroupe l’ensemble de tous les autres supports d’investissement. Toutefois, depuis 10 ans, les rendements des fonds euro ne cessent de diminuer.

Assurance-vie : le déclin des rendements

Après une performance moyenne de 2,3% en 2015 et de 1,8% en 2016, selon les chiffres de la FFA (Fédération française de l’assurance), il est prévu un recul moyen compris entre 0,3 et 0,4 point, soit un rendement proche de 1,48% avant les prélèvements sociaux cette année !

Ce déclin des rendements de l’assurance-vie concerne uniquement les fonds en euros. Ces derniers ont pour but principal de protéger l’épargne et l’inflation pour concurrencer, et ainsi faire mieux, que le taux moyen des emprunts d’Etat. Ils ne présentent aucun risque de perte en capital. En d’autres termes, le fond en euros ne diminue pas quel que soit l’état du marché financier et la valeur de rachat du contrat investi. Même si les fonds en euros de l’assurance-vie apportent une sécurité permanente, notamment grâce à la garantie sur le capital et les intérêts accumulés, ces derniers ont perdu tout intérêt d’un point de vue de leur rentabilité. Leurs rendements n’ont cessé de diminuer. Plusieurs raisons sont à prendre en compte : la première concerne les taux d’intérêt.

En effet, le rendement des fonds d’euros est corrélé à la courbe des taux d’intérêts. Les très bas revenus des taux augmentent la difficulté des assureurs à faire fructifier l’argent des épargnants. À cette baisse des rendements des fonds euros vient s’ajouter l’obligation réglementaire des organismes financiers (banques, assurances) de détenir une proportion de fonds propres de plus en plus importante (normes Bâle III et Solvency II). En clair, cela signifie que ça coûte de plus en plus cher aux banques et assurances que de garantir un rendement.

Vers une diversification des supports d’investissements

En ce sens, il semble alors intéressant d’élargir et de diversifier ses supports d’investissements. Les unités de compte évoluent à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers. L’assureur n’est plus tenu de garantir la valeur en euros de l’épargne du souscripteur mais uniquement le nombre d’unités de compte.

Cependant, les produits sont plus intéressants dans le sens où ils offrent un meilleur rendement que les fonds garantis. C’est pourquoi, toujours selon la FFA, plus de 27% des versements en assurance se sont faits en France depuis le début de l’année sur des unités de compte, contre seulement 20% en 2016.

Conclusion

C’est dans une optique d’anticipation que les assureurs français tentent depuis plusieurs années de convaincre leurs clients de privilégier d’autres supports (entendez « les unités de compte »...) au détriment des dépôts sur les fonds en euros. Certes les épargnants prendront un petit peu plus de risques en misant sur ces supports, mais ils auront davantage de chances d’obtenir des rendements plus élevés qu’avec les fonds euros.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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