Exportation : spiritueux et vins français, ils ont la côte

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Par Stéphane van Huffel - le 18/02/2013

Pour de nombreux épicuriens le « Made in France » reste une valeur sûre, notamment dans le domaine de la gastronomie et de l'art de vivre. Ce ne sont pas les ventes des vins et autres spiritueux français qui prétendront le contraire. En effet, au cours de l'année 2012, nous avons assisté à un bond de 10% pour l'exportation de ce type de produits. Retour sur un secteur qui n'a pas fini de faire parler de lui...

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Une performance historique

Jeudi dernier, la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS) a annoncé un chiffre d'affaires record concernant les ventes de vins et spiritueux français à l'étranger, qui s'établit à 11,2 milliards d'euros. Plus précisément, les ventes ont progressé d'un milliard sur un an, et ce grâce à trois produits phares : le cognac (+ 34%), les vins de Bordeaux (+ 30%) et enfin le champagne (+ 10%).


Selon Louis Fabrice Latour, président de la FEVS, « il s'agit de la meilleure performance de l'histoire obtenue dans un contexte global pas facile », d'autant plus que les consommateurs étrangers n'ont pas forcément consommé beaucoup plus en 2012, mais surtout plus cher (+ 10% sur la valeur).

Un secteur porteur

Les vins et spiritueux français se placent pour la deuxième année consécutive, comme étant le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale de la France, derrière l'aéronautique. Les produits dépassent les frontières de l'hexagone avec facilité et simplicité, pour preuve la croissance plus que positive du chiffre d'affaires qui est estimée à 8.5%.


Le marché est d'autant plus attrayant du fait de l'intérêt croissant que lui porte la Chine, premier pays importateur de Bordeaux et 5ème importateur de vins français toutes appellations confondues.

La présence de certaines difficultés

? Une concurrence qui s'accentue


Bien que les consommateurs étrangers s'orientent désormais de plus en plus vers les produits « plus chers », la France connaît un léger retard en ce qui concerne un marché peu mis en valeur et plus traditionnel : les vins de table. La concurrence est féroce du côté de l'Espagne et de l'Australie qui ne cessent de gagner des parts de marché, notamment en volume, au contraire de la France qui a vu ses exportations perdre près de 10% en volume en l'espace de 10 ans.

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? Des quantités amoindries


Comme nous venons de le signaler précédemment, la situation est contrastée du côté des vins et spiritueux français notamment du fait d'une perte de vitesse au niveau des volumes. En effet, les prix augmentent, mais le nombre de bouteilles écoulées stagne.


Un phénomène révélateur de la difficulté à gagner des parts de marché car, les ventes sont en recul dans les principaux pays des exportations françaises : Allemagne, Japon et Royaume-Uni.

Conclusion

Pour la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux, (FEVS), l'objectif 2013 sera de consolider cette progression plus qu'encourageante. Pour les investisseurs, l'objectif 2013 peut résider dans un investissement dans le vin, notamment dans l’acquisition d'un portefeuille de grands crus bordelais, afin de profiter de cette croissance positive et de surfer sur la tendance des vins français d'exception. Toutefois, pour réaliser des choix judicieux et pertinents, pensez à vous faire accompagner par un professionnel de la gestion du patrimoine.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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