Finance verte : 1000 milliards de dollars en 2020

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ANAIS COURAUD AVATAR AUTEUR
Par Anais Couraud
Le 02/10/2018

L’article « Finance verte : 1000 milliards de dollars en 2020 » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Le concept de finance « verte » regroupe toutes les opérations financières qui ont pour objectif de favoriser la transition énergétique ou bien encore la lutte contre le réchauffement climatique. Ce marché s’est fortement développé durant ces 5 dernières années, notamment grâce à la signature des Accords de Paris, la COP21. Aujourd’hui, cette thématique d’investissement est largement traitée sous la forme immobilière (SCPI environnementale, fonds de revalorisation immobilière, normes RT2012, RT rénovation etc.).

En parallèle, une dynamique financière s’est installée depuis l’apparition des « green bonds » ou « obligations vertes » (titres de créances d’entreprises émises dans le but de financer les actions d’investissement éco-responsables). Ces obligations donnent maintenant la possibilité aux gestionnaires d’actifs de composer leurs portefeuilles en suivant des critères environnementaux, donnant ainsi la possibilité aux investisseurs de s’orienter vers cette tendance par le biais de « fonds verts ».


Augmentation et complexification de la demande verte

Les entreprises émettent des obligations vertes pour financer des projet liés à la transition énergétique attirant ainsi de nombreux investisseurs souhaitant donner un sens plus responsable à leur allocation financière.

Cependant, les entreprises ne peuvent pas s’endetter à l’infini. Afin de répondre à cette demande croissante (+30% en 2017), les acteurs financiers se sont orientés vers une sophistication des titres proposés sur le marché. Celle-ci passe par l’émission de nouveaux titres, adossés sur les obligations vertes en circulation sur le marché. Comment sont émis ces nouveaux titres ?

Les banques d’investissement vont procéder à une synthétisation des obligations existantes, c’est-à-dire qu’ils vont générer des nouveaux véhicules à partir de « paniers » comprenant plusieurs obligations « classiques ».

Par la suite, ces nouveaux véhicules seront découpés et vendus sous formes de titres. Nous parlons donc de titrisation. Ce procédé va permettre d’augmenter la capacité d’investissement des gérants de fonds verts.


Quelques chiffres

Aujourd’hui le marché représente environ 400 milliards de dollars de Green Bonds et la titrisation représente environ 25% de ce marché soit près de 100 milliards de dollars.

Le marché est majoritairement animé par les Etats-Unis, l’Europe et le Royaume-Uni (63%). Néanmoins, la Chine remonte la pente et représente à ce jour 25% du marché, souhaitant ne plus être « la poubelle du monde ».

Les projections réalisées à l’horizon 2020 annoncent un montant de 1000 milliards de dollars d’émissions du fait de l’augmentation des volontés d’Investissement Socialement Responsable (ISR) et du nombre d’incitations fiscales.

A noter que le marché a faiblement ralenti l’année dernier en Europe occidentale, cette stagnation a été reprise par les pays d’Europe de l’Est, comme la Pologne, souhaitant faire partie de cette dynamique verte.

Conclusion

Dans son ensemble, le marchés des obligations vertes « classiques incluses » est très dynamique. A priori, le record d'émissions de 2017 (161 milliards de dollars) devrait être largement dépassé cette année. Investir dans des fonds ISR ne signifie pas simplement « faire une bonne action » ou encore « être moralement éthique », c’est beaucoup plus rationnel et accessoirement tout aussi rentable que des fonds traditionnels. Si vous souhaitez orienter votre patrimoine des investissements socialement responsables, contactez nos conseillers spécialisés pour obtenir des conseils et un accompagnement personnalisé.

À propos de l'auteur

Anais Couraud , Conseillère en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un BTS Assurance en alternance à Groupama Gan Vie en tant que gestionnaire dans le Pôle Prévoyance, Anaïs ressort forte d’une première expérience dans le domaine de l’assurance de personnes. Par la suite, elle fait le choix de poursuivre ses études en Licence Professionnelle Métiers du Droit Privé à la Faculté de Bordeaux afin d’approfondir les connaissances juridiques et qu’elle a pu appréhender lors de son BTS. Grâce à ces 3 années dans le secteur de la protection de la personnes, Anaïs maitrise les différents produits assurantiels tels que la prévoyance, la santé, la retraite et l’assurance vie. Aujourd’hui, du fait de son intérêt pour les produits financiers et immobiliers, elle entreprend un Master en Gestion de Patrimoine et Marchés Immobiliers à l’INSEEC. Elle rejoint le groupe Net Investissement en 2017 à Bordeaux.

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