Baisse de la demande des crédits immobiliers

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L’article « Baisse de la demande des crédits immobiliers » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - le 18/04/2013

Chaque mois, la Banque de France interroge les établissements bancaires au sujet du niveau de demande des crédits immobiliers. Au cours du mois de mars, la constatation a été la suivante : la demande de crédits à l’habitat a continué de diminuer… Cette observation peut d’ailleurs être faite sur une période de temps plus longue car cette baisse de la demande dure maintenant depuis un peu plus d’un an et s’observe aussi dans de nombreux pays européens à l’heure actuelle. La crise que nous traversons frappe donc clairement les secteurs de l’immobilier et du crédit, tentons maintenant d’en identifier les différentes raisons.

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La baisse de la demande des ménages

Lorsqu’on parle de baisse du nombre de demandes de crédit immobilier, on parle le plus souvent du rôle joué par les banques pour expliquer cette tendance mais il n’est pas le seul.


On note ces derniers mois une claire désaffection de la demande selon une étude menée par la BCE et la conjoncture économique couplée aux incertitudes actuelles sur l’emploi n’est pas pour inciter les locataires à passer à l’action rapidement.

Un durcissement des règles européennes

Depuis la dernière crise financière, et la fragilité du système bancaire que nous avons pu observer, les directives européennes et notamment les accords de « Bâle 3 » imposent aux banques de se constituer un niveau de fonds propres plus important, à hauteur de 10% d’ici fin 2018.


Pour y parvenir, il faut soit augmenter les fonds propres, soit diminuer les actifs et c’est bien entendu cette deuxième solution qui a été mise en place par les banques de réseau. Les conditions d’octroi ont donc été durcies par les banques qui exigent par exemple que l’emprunteur soit en mesure de payer les frais annexes et frais de dossier par un apport personnel, ou encore que la situation après opération respecte scrupuleusement le taux d’endettement (33% à l’heure actuelle).

Une diminution du soutien de l’Etat

La politique de réduction des dépenses menée par le gouvernement depuis déjà de nombreux mois n’a pas épargné le secteur de l’immobilier. Ainsi, depuis maintenant un peu plus d’un an, c’est le champ d’application du prêt à taux zéro qui a été réduit et les conséquences sont notables.


Auparavant largement utilisé pour financer l’achat de logements anciens, on ne peut désormais plus y faire appel que pour financer l’achat de logements neufs ou anciens remis à l’état neuf.

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Le prix de l’immobilier

Malgré la crise que nous traversons, les prix se maintiennent à des niveaux extrêmement élevés. Dans le contexte actuel, les acheteurs deviennent de plus en plus exigeants, et les biens qui trouvent preneur sont donc ceux de très bonne qualité et/ou extrêmement bien situés. Cette configuration limite donc le nombre de transactions possibles sur le marché, et donc directement le nombre de demandes de financements.

Conclusion

Selon les différentes études réalisées, les prix de l’immobilier sur 2013 et 2014 ne devraient que légèrement baisser, respectivement de -1.1% et -0.4% dans l’ancien par exemple. Par conséquent, le nombre de transactions va lui aussi rester relativement faible, aux alentours de 700.000 par an et nous devrions observer un véritable rebond du secteur à partir de 2015. Cependant, les conditions de financement étant particulièrement favorables à l’heure actuelle, cela peut être le bon moment pour réaliser un investissement. Aujourd’hui, pour motiver les investisseurs, les banques et courtiers mettent l’accent sur les taux particulièrement attrayants du moment, cependant ce n’est pas le seul critère à prendre en compte lorsqu’on décide de solliciter un financement. Votre Conseiller en Gestion de Patrimoine saura vous guider au mieux dans toutes les phases de votre investissement et de l’optimisation du montage de votre prêt bancaire.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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