Taux bas : qui y gagne, qui y perd ?

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Par Karl Toussaint du Wast - le 16/05/2016

Depuis plusieurs mois consécutifs, les taux d’intérêt sont historiquement bas, et parfois même négatifs ! Il y a quelques années encore, cette situation semblait impossible. Et pourtant ! Dans l’ensemble des pays industrialisés, les Etats, entreprises, et ménages empruntent à des taux jamais-vus. La France par exemple, s’endette à -0,4%. De façon plus générale, 42% des dettes souveraines européennes, soit 2 860 milliards d’euros, s’échangent à des taux négatifs. Quelles sont les répercussions de ces taux bas ? A qui cela profite-il ? Qui sont les perdants ? Nous allons tenter d’y voir plus clair au fil de cette actualité.

Les emprunteurs favorisés

Les emprunteurs favorisés

De façon logique, les emprunteurs profitent de ces taux extrêmement bas, puisque le crédit leurs coûte moins cher. Prenons l’exemple de l’Etat français, en 2011, il empruntait sur 10 ans à un taux de 3,7%. Aujourd’hui, pour une même durée, il emprunte au taux de 0,5%. C’est un véritable atout pour les finances publiques. Effectivement, le montant des intérêts de la dette ne cesse de diminuer, c’est une économie non négligeable pour l’Etat.

Nous retrouvons ce même avantage auprès des ménages français, ils n’ont jamais emprunté à des taux si bas pour leurs achats immobiliers. Ils sont tombés à environ 1,97% en moyenne, hors assurance.

Les effets pervers !

Les taux bas ne font pas le bonheur de tous. Premièrement, les épargnants, ils sont pénalisés car les taux de rémunération des livrets et autres comptes d’épargne, diminuent également. Deuxièmement, les banques sont inquiètent car leurs marges se rétrécissent. De même pour les assureurs qui redoutent une remontée des taux. Enfin, les prix de nombreux actifs gonflent, et la croissance n’est pas forcément relancée. La Banque Centrale Européenne (BCE) n’est pas du même avis, selon elle, cette politique ultra-accommodante, soutient les crédits, la croissance et l’emploi.

Conclusion

Ainsi, les taux d’intérêt historiquement bas ne sont pas dénués d’effets. Ils comblent les emprunteurs, qui réalisent de belles économies sur leurs crédits. Cependant, les épargnants, les établissements bancaires, ainsi que les assureurs se sentent laissés. Ces taux bas, accompagnés d’une politique accommodante de la BCE, vont-ils permettre la croissance et relancer la consommation ? Nous prendrons le temps d’y revenir dans les mois qui viennent, afin d’analyser l’évolution.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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