Les plafonds DUFLOT se stabilisent

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Par Stéphane van Huffel - le 28/01/2014

Lorsqu’un épargnant souhaite investir dans de l’immobilier et bénéficier de l’avantage fiscal DUFLOT, il doit s’engager entre autre à respecter un plafond de loyers fixé selon la localisation de son bien. Le dispositif implique en priorité d’investir dans les trois zones les plus attractives locativement que sont la Zone A ( Paris et sa proche banlieue), la Zone Abis (IDF, Côte d’Azur et genevois français) et la Zone B1 (agglomérations et communautés de commune de plus de 250000 habitants).

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Mais le dispositif, dans sa version initiale, donnait aux préfets la possibilité de réduire localement au-delà des plafonds nationaux les loyers de référence s’ils estimaient le marché locatif local plus « tendu ». Un frein pour l’investisseur, même si seules 2 régions avait pris de telles dispositions.

Depuis le 1er janvier 2014, et ce jusqu’au terme du dispositif prévu le 31 décembre 2016, la ministre Cécile DUFLOT a demandé aux préfets de ne plus prendre d’arrêtés de réduction des plafonds locaux de loyers. Désormais, les plafonds nationaux seront seuls référents.

Dans le même temps, la liste des villes moyennes de la zone B2 éligibles au dispositif DUFLOT (en plus des zones A, Abis et B1) s’allonge encore, offrant plus de possibilités d’investissement dans des villes certes de taille plus réduite, mais à fort potentiel locatif. On y retrouve des villes comme Gap, Narbonne, Dijon ou Saint-Nazaire.

L’investissement DUFLOT, qui souffre encore d’une image très sociale et qui passe pour un dispositif contraignant peine à soulever l’enthousiasme des épargnants malgré sa forte réduction d’impôt de 18%. Mais l’allègement de la liste des engagements que le contribuable doit prendre pour bénéficier de l’incitation fiscale est un signe positif envoyé par les pouvoirs publics. Et le non encadrement des loyers, initialement voulu par Cécile DUFLOT, mais remis en cause en fin d’année 2013 va dans le même sens. C’est un message clair en faveur de l’investissement privé.

Conclusion

Souhaitons que cela ait très rapidement un impact positif sur le marché de l’immobilier neuf dont les chiffres du 3ème trimestre 2013 apparaissent déjà comme très mauvais.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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