La colocation dans les Alpes-Maritimes

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Par Stéphane van Huffel - le 26/02/2016

Quelque soit la motivation des colocataires, leur nombre a augmenté en 2015, et ce dans toute la France. Une très forte hausse a été constatée dans les Alpes-Maritimes, particulièrement sur Nice qui se trouve être la 7ème ville de France, où une forte demande de colocation a été enregistrée. Comment expliquer cette tendance haussière sur le marché de la colocation ? Quelles sont les principales évolutions ? Nous verrons dans un premier temps l’étude des prix de la colocation en France, puis nous analyserons les changements sur le marché.

La montée des prix des loyers

Les prix des loyers en colocation sont en hausse en 2015. Ce phénomène n’est pas le plus important. Dans le sud de la France, notamment dans le département des Alpes-Maritimes, les loyers ont augmenté tout en restant inférieurs à la moyenne nationale (+2,4%). Les villes de Cannes et Nice sont dans le top 5 des villes françaises où le loyer est le plus cher en colocation avec respectivement des moyennes de 517 et 490 euros par mois. Loin devant, nous retrouvons Paris en première position avec une moyenne de 560 euros. Cette montée des prix s’accompagne d’une pénurie du logement salubre dans les grandes villes françaises. En effet, la colocation est souvent encouragée par des loyers et charges trop élevés dans les grandes villes.

Aujourd’hui, les loyers des colocations progressent plus vites que les loyers traditionnels. Le loyer mensuel moyen est de 459€ pour les colocataires, et il a augmenté de 3% entre 2014 et 2015, ce qui est équivalent à une augmentation de 14 euros par mois. Cet écart vient principalement les propriétaires et les agences de locations qui, de part une demande accrue de colocations, augmentent le loyer à chaque renouvellement de colocation, sachant que la demande est grandissante. Toutefois, la loi ALUR a mis en place sur Paris un encadrement des loyers, qui devrait s’étendre en province d’ici peu.

Vers un nouveau type de colocataire ?

La colocation dans le département des Alpes-Maritimes, ne répond pas à un équilibre entre l’offre et de la demande. En effet, le nombre de demandes ne cesse d’augmenter dans ce secteur géographique, alors que l’offre est de plus en plus rare. De ce fait, la rareté engendre l’augmentation des prix.

Nous remarquons qu’aujourd’hui les motivations qui poussent les français vers la colocation ont évoluées. En effet, les colocataires ne sont plus seulement jeunes ou étudiants. la demande est toujours majoritairement jeune, à 80% composée de moins de 30 ans, la part des plus de 25 ans a progressé de plus de 7% sur un an, tandis que celle des moins de 25 ans a diminué de 1,7% Situation économique oblige, le marché attire des colocataires plus âgés, souvent actifs. De même la durée des contrats a tendance à s’allonger, fini les colocations de quelques mois.

Conclusion

Ainsi, comme nous avons pu le voir, malgré l’évolution des loyers à la hausse, en matière de location commune, aucune conséquence n’a été constatée sur la demande. Les colocations dans les Alpes-Maritimes sont très recherchées. La colocation reste bien plus avantageuse que la location traditionnelle. L’économie réalisée est de l’ordre de 30% par an, par colocataire. Les investisseurs sont donc nombreux à se tourner vers des biens immobiliers destinés à la colocation. Attention, avant d’investir dans un bien destiné à la colocation, il est important de réaliser une étude de marché, en se faisant accompagner par un professionnel, afin de déterminer quels secteurs enregistrent ce type de demande.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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