Paris bientôt capitale de la finance verte ?

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Par Hotman Achab - le 20/02/2017

Paris entretient la dynamique de la COP21 et consolide sa position pour obtenir la place européenne de référence pour la finance verte grâce à la réussite de l’émission par l’État française de sa première « OAT verte ».

Une remontée des taux lentes mais progressives

Caroline Delerable, associée France chez EY, explique que « la place a été agréablement surprise par le succès de l’obligation souveraine ». En janvier, l’obligation verte souveraine émise par l’État a d’une part permis de lever les 7 milliards d’euros ciblés, mais a d’autre part été plébiscitée avec une demande dépassant les 22 milliards d’euros.

Avec un pronostic de 206 milliards de dollars pour 2017, le marché des obligations vertes est en pleine croissance. Sarah Carlson, Senior VP chez Moody’s explique son point de vue concernant le marché français : « La taille de l’émission et l’importance que revêt la France sur les marchés obligataires internationaux devraient permettre au marché des obligations vertes d’atteindre une taille critique en 2017 ».

Des actifs incorporels au sein des projets choisis

L’agence de notation approuve l’initiative qui permettra de laisser le projecteur braqué sur les risques à long et court terme liés au changement climatique. De plus, cette contrainte a réussi à séduire des investisseurs autres que les institutionnels habituellement attirés par l’ISR (investissement socialement responsable). La demande pour un tiers de l’émission provient de gestionnaires d’actifs, de fonds de pensions, de banques, de sociétés d’assurance participant, pour chacun, à hauteur d’un cinquième de l’émission. Les données montrent que les investisseurs se composaient de 95% d’origine européenne dont 37% d’investisseurs français, 19% d’Hollandais, 18% de britanniques, et 5% d’asiatiques et d’américains.

Une partie de ces projets consiste à choisir des actifs incorporels au travers du soutien à des organismes de recherche. « Cela met en avant la valeur de l’économie immatérielle ; mais intangible ne signifie pas virtuel, ces projets existent réellement » explique Caroline Delerable.

Une référence qui pourrait plaire à beaucoup d’investisseurs

Sur le plan financier, « un émetteur bien noté lèvera aussi facilement de l’argent via un green bond qu’à travers une obligation standard » selon Caroline Delerable. La France souhaite surfer sur la dynamique apparu après la COP21, et émerger comme une référence en matière de finance verte. Selon Moody’s, les pays tels que la Chine, la Suède, le Luxembourg, le Maroc, le Nigéria et le Bangladesh envisagent de procéder à des émissions d’obligations vertes permettant aux investisseurs de diversifier leurs placements entre obligations vertes corporate et souveraines.

Conclusion

La capitale française désire être la favorite dans la course à la première place européenne en matière de finance verte. Cependant, elle est suivie de très près par Londres qui dispose d’un compartiment dédié sur le London Stock Exchange, contrairement à l’Euronext. Concernant la bourse verte ouverte en septembre 2016 au Luxembourg, elle impose une communication transparente et un avis consultatif d’un tiers externe mais également un reporting environnemental sur les projets que financent les green bonds.

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À propos de l'auteur

Hotman Achab , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Diplômé d’un Master en gestion de patrimoine qu’il a obtenu en 2003, Hotman Achab débute sa carrière professionnelle au sein de la Société Générale en tant que conseiller patrimonial pendant 4 ans puis rejoint le Banque Postale ou il occupe les fonctions de conseiller patrimonial. En 2010, il intègre la division Banque Privée, toujours à la Banque Postale, ou il sera notamment élu « meilleur CGP d’Ile de France ». En 2014, après plus de 11 ans passées dans l’environnement patrimonial bancaire, Hotman souhaite évoluer et décide de s’associer au Groupe Wast & Van et prend la direction, début 2015, de Wast & Van Grand Paris.

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