Présidentielles 2017 : ce que les candidats prévoient pour l’immobilier

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Par Stéphane van Huffel
Le 04/04/2017

L’article « Présidentielles 2017 : ce que les candidats prévoient pour l’immobilier » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Les candidats à la présidentielle ont présenté leur programme concernant l’immobilier ; mais savez-vous lequel vous correspond le plus ?

Benoît Hamon

Le candidat socialiste s’engage à élargir l’encadrement des loyers à toutes les zones tendues de France, c’est-à-dire à treize métropoles comprenant déjà Paris et Lille. Il désire créer une garantie universelle des loyers et conserver les droits aux APL. Néanmoins, Benoît Hamon est convaincu que le dispositif Pinel pourrait être supprimé car il le juge « budgétivore ». Il espère pour autant conserver les outils d’incitation à l’investissement locatif afin qu’ils soient évalués.

Présidentielles 2017 : ce que les candidats prévoient pour l’immobilier

Concernant les taxes sur le logement et les bureaux inoccupés, elles seraient doublées et les transactions immobilières dépassant les 10 000 euros par mètre carré seraient surtaxées au profit de la construction de logements sociaux, du renouvellement urbain et de l’hébergement d’urgence. Son objectif est de bâtir 500 000 logements par an dont 150 000 dans l’habitat social.

François Fillon

Le candidat Les Républicains veut ramener le délai d’exonération de taxes sur les plus-values immobilière à quinze ans. De plus, il a pour ambition d’instaurer une TVA réduite pour l’achat d’une résidence principale ou pour un investissement locatif long dans l’immobilier neuf. Il veut également supprimer les droits de mutation à titre onéreux et accentuer la taxe foncière pour les propriétés non bâties en zone tendue.

La loi Alur sera supprimée et changée par la création d’un « bail homologué » à loyer modéré. Afin de rééquilibrer les droits entre propriétaires et locataires, François Fillon veut instaurer une « procédure accélérée » d’expulsion en cas de non-paiement des loyers.

Jean-Luc Mélenchon

Le candidat de la France insoumise a proposé son plan d’action concernant un ensemble de mesures protégeant les personnes aux revenus modestes. Ces mesures mettent à contribution le porte-monnaie des bailleurs privés et favorise le logement social. Il souhaite proposer une garantie universelle des loyers qui couvrirait la généralisation nationale de l’encadrement des loyers, un « permis de louer », et les impayés afin de lutter contre l’habitat insalubre et la fin de la dégressivité de la taxe sur les plus-values.

De plus, le candidat souhaite stopper les aides fiscales à l’investissement locatif privé, imposer les hautes transactions immobilières et accentuer la taxe sur les logements inoccupés dans les zones tendues.

Marine Le Pen

programme politique en matière de logement

Le programme du parti de la préférence nationale repose sur la baisse des droits de mutation (10%), sur la baisse de la taxe d’habitation pour les familles les plus modestes et le gel de son augmentation pour les autres. Elle désire lancer un plan de construction de logements, soutenu par un travail d’assouplissement des normes d’urbanisme.

Les prêts aidés pour l'accession à la propriété seraient préservés, la défiscalisation Pinel serait reconduite, l'encadrement des loyers remis en question, et le logement social réservé en priorité aux Français.

Emmanuel Macron

« Un soulagement pour 80% des Français de la taxe d’habitation ». C’est la promesse que l’ex-ministre de l’Economie a promis. Il propose d’instaurer un « green deal » adaptant les coûts des droits de mutation aux performances énergétiques du bâtiment. De plus, l’Etat prendrait en charge totalement les travaux des propriétaires les plus précaires grâce au fond public et le remboursement des travaux se ferait lors de la revente du bien.

Le dispositif Pinel et l'encadrement des loyers seraient maintenus pour que leur efficacité soit évaluée. Les APL seraient réformées "au bénéfice des locataires", et des mécanismes de garantie sur les impayés seraient instaurés. Le candidat souhaite construire 70 000 unités par an en Ile-de-France et 45 000 en région Paca afin de mieux cibler la production.

Conclusion

Les changements se veulent nombreux et les questions d’immobilier continuent d’être abordées par tous les partis en pleine campagne présidentielle.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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