Coronavirus : l'analyse de netinvestissement

Ecrit par : Stéphane van Huffel

Conseiller en gestion de patrimoine

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Chers netinvestisseurs,

Lorsque nous traversons comme actuellement une période de fortes turbulences économiques et boursières avec les effets collatéraux du coronavirus, il est nécessaire de communiquer. Mais faut-il aborder le sujet avec optimisme, au risque d’être taxé de naïveté, ou avec pessimisme, au risque d’entretenir le catastrophisme ambiant ?

La réponse selon moi est d’analyser avec calme les éléments concrets permettant de réagir avec le plus de pragmatisme possible afin d’éviter de jouer les « Cassandre divinatrice de bas étage », jamais crue de son auditoire.

Que pouvons-nous comprendre de la situation actuelle des marchés financiers et quelle stratégie devons-nous adopter ?

Tout d’abord l’élément déclencheur : une crise sanitaire d’abord locale à la Chine mais rapidement globalisée à la planète entière, évidemment sans surprise dans un monde globalisé, ouvert au libre-échange. Crise sanitaire totalement exogène à la situation économique mondiale qui, bien que soumise aux aléas « classiques », montrait encore globalement des signes rassurants de croissance. Évidemment plus ou moins significatifs selon les zones géographiques et les secteurs d’activité. Soit.

La crise sanitaire, sans discussion potentiellement pandémique, est vite identifiée ce qui déclenche les premières réactions des états souverains concernés. D’où un comportement des marchés financiers internationaux très stable dans un premier temps. Puis apparaissent les premiers signes d’inquiétude quant aux conséquences d’un tel événement d’envergure sur certains pans de l’économie, en particulier dépendants de l’usine du monde, la Chine. Mais jusque-là, aucune sur réaction des bourses mondiales (hors Asie) bien que soient identifiés plusieurs futurs signes de ralentissement par exemple des flux touristiques ou des capacités de maintenir les moyens de production industriels.

La situation italienne provoque subitement entre le 19 et le 21 février une prise de conscience que la gravité de la crise sanitaire n’est pas due à la dangerosité du virus qui, isolé se soigne, mais à la capacité de gérer l’épidémie d’un point de vue logistique et médical. Y compris pour un pays européen structuré dont le système de santé est reconnu pour être efficace.

De cet événement est née selon moi une réaction de foule des acteurs financiers qui ont vu dans la « surprise italienne » une possible sous-évaluation des conséquences de la situation sanitaire sur la croissance mondiale. Les marchés dévissent fortement sur la semaine du 21 février, mais l’hétérogénéité des baisses, y compris sur des valeurs non impactées par le coronavirus, marque une étape décisive dans ce qu’il s’est advenu depuis. Une globale perte de repères d’analyses cohérents, encore une fois selon moi, qui présageait d’une possible capitulation des marchés. Je vous fais grâce des explications techniques mais cela se traduit par un enchainement de réactions, proches de la panique parfois, qui ne sont pas toujours explicables. L’exemple probant : la baisse des taux de la Banque Centrale Américaine, qui loin de rassurer les marchés comme d’habitude, créée une psychose supplémentaire quant à la probable gravité non anticipée de la situation.

Il ne manque plus qu’un élément provocateur pour lancer l’incendie une bonne fois pour toute. Et une fois encore, le pétrole entre en jeu. Pour faire didactique, un non accord entre les principaux producteurs de pétrole mondiaux sur une maîtrise de l’offre, permettant de contrôler le prix du baril, entraine une brutale chute des cours de l’or noir. Inutile de discourir selon moi sur les multiples conséquences d’un tel événement car le mal est fait. Les scenarios catastrophistes prennent le dessus et les marchés connaissent un nouveau krach de grande ampleur.

Mon analyse est donc la suivante : tout d’abord, et bien que cela semble évident, cette situation est un rappel qu’investir n’est jamais sans risque et qu’il faut toujours prendre le temps de comprendre les tenants et aboutissants de sa stratégie avant de se lancer. Ensuite, et c’est le principal élément à retenir, votre exposition à ce type de situation angoissante dépendra avant tout de la stratégie d’investissement que vous avez définie et des points d’entrée ou de sortie que vous avez envisagés. Concrètement, plus que jamais les stratégies claires de diversification et de décorrélation de votre portefeuille vous permettront d’éviter les chocs. Je maintiens donc la position que j’expose depuis le début de la « dégringolade » qui est de ne pas sur réagir et de prendre le temps de bien remettre à plat ce que vous attendiez et ce que vous attendez de votre placement.

Chez Netinvestissement, nous accompagnons des clients patrimoniaux avec qui nous définissons des objectifs de couloirs de performance et de volatilité propres à leur profil d’investisseurs et à leur appétence au risque. Cela nous permet de mettre en place des stratégies long terme que je pourrai définir simplement par un bénéfice marginal à la hausse mais également par une exposition marginale à la baisse. Si il y a 100 points à gagner, nos stratégies vont permettre d’obtenir entre 60 et 80% de cette hausse. Si il y a 100 points à perdre, nos stratégies limiteront à 40% l’exposition à la baisse. Cela nous permet de rassurer nos clients qui n’ont subi sur les 15 derniers jours qu’une baisse comprise entre 4% pour les profils sécurisés et 8% pour les profils dynamiques ; largement absorbable dans le temps. A fortiori pour les portefeuilles les plus anciens.

Il ne s’agit pas d’optimisme naïf de ma part, puisqu’évidement je préfèrerai que les portefeuilles de nos clients n’aient pas à subir ce genre d’aléas, mais simplement d’un rappel que j’estime nécessaire que la constitution de ces mêmes portefeuilles les exonère de toute comparaison avec les cours des indices globaux, sans quoi vous risquez de ne pas toujours bien dormir la nuit.

Stéphane van Huffel

Co-fondateur de netinvestissement

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A propos de l'auteur

Stéphane van Huffel, Conseiller en gestion de patrimoine

Avis des clients de Stéphane :

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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Le 2020-07-07 08:05:38 par Christophe L.
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