Les marchés des actifs non cotés en pleine croissance

Ecrit par : Stéphane van Huffel

Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

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Les actifs non cotés sont des actifs privés qui ne sont pas échangés sur un marché boursier. Le non coté est l’avenir de la gestion d’actifs. Et cela pour plusieurs raisons. Les marchés boursiers ont dégagé des rendements négatifs au cours de l’année 2018, les investisseurs ont besoins de solutions alternatives… Un marqueur de cette tendance est la concurrence intense des acteurs du non cotés, au sein de laquelle les entreprises doivent lutter et innover pour attirer les investisseurs.

Le non coté, l’avenir de la gestion d’actifs

Selon le dernier rapport McKinsey, les levées de fonds sur les marchés privés ont atteint en 2018 un total de 778 milliards de dollars. Certes, ce montant est en recul d’environ 11% par rapport à l’année précédente. Mais cela reste colossal. A titre de comparaison, le cabinet d’audit EY a comptabilisé, parmi les plus de 1300 introductions en bourse, que seulement 204.8 milliards de dollars ont été levés : un montant presque quatre fois inférieur à celui du non coté.

A une période où la croissance mondiale ralentit, où les marchés boursiers ont délivré des rendements négatifs l’année passée, les investisseurs ont besoin de diversifier leurs positions. Ce besoin de diversification est couplé à un besoin de rentabilité croissant. Le capital investissement est en mesure de remplir ces critères. A ce sujet, Philipe Ithurbide, directeur de la recherche Amundi, s’exprime : « La prime d'illiquidité, la prime de risque, la capacité à dégager de l'alpha sont autant de facteurs qui rendent ces actifs intéressants et diversifiants ».

Toujours est-il que le non coté recouvre des réalités différentes. Au sein des différents types d’actifs non cotés (capital risque, capital développement, capital transmission), on relève plus de la moitié des fonds qui le sont dans quatre secteurs différents : immobilier, matières premières, dette privée et infrastructures. Cet éventail de secteurs d’avenir peut être optimisé en intégrant les défis du développement durable dans la gestion des entreprises.

Quand « impact investing » et non coté vont de paire

Les spécialistes du non coté sont en mesure d’influencer la stratégie des entreprises de par leur présence au conseil d’administration. Ceci s’avère très utile quand des secteurs du private equity ont des leviers d’action concernant les enjeux actuels : les problématiques sociales et environnementales.

En effet, la prise en compte des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), caractéristiques d’un investissement socialement responsable, est d’abord née des valeurs cotées. Mais cette tendance se propage au private equity, qui devient de plus en plus soucieux de prouver leur capacité à générer via leurs investissements un impact positif. Il est démontré qu’à couple rendement/risque équivalent, les investisseurs ont généralement une préférence pour les valeurs qui dégagent un impact social et environnemental positif.

En résumé...

Le capital investissement a encore de beaux jours devant lui. Pratique pour financer les PME, tout comme pour permettre aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles. Autre avantage du non coté : les entreprises se font financer, sans subir le coût d’une introduction en bourse, qui est très élevé. De plus, les titres des entreprises non cotées sont certes moins liquides que des titres boursiers, mais ils en subissent moins les conséquences négatives en cas de fluctuation des marchés.

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Crayon auteurÀ propos de l'auteur

Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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