ALSTOM, une valse à trois temps (acte 3)

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Par Karl Toussaint du Wast - le 30/04/2014

Après une semaine d’un bras de fer interminable entre le gouvernement et Patrick Kron, le Conseil d’Administration du groupe industriel français aurait approuvé ce matin à l’unanimité l’offre du conglomérat Américain pour racheter son activité énergie.

Le géant Américain se serait également engagé auprès du chef de l’Etat à faire des efforts.

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Les engagements de General Electric

Dans un communiqué adressé au gouvernement mardi soir, le géant Américain a pris de forts engagements, notamment en matière d’emploi.

En effet, GE s’engage, dans le cas où il rachèterait la branche énergie d’Alstom à faire accroître le nombre d’emplois en France et à implanter dans l’hexagone les siéges sociaux mondiaux de ses activités hydrauliques, éolien, offshore et turbines à vapeur.

L’entreprise américaine a également annoncé qu’elle continuerait d’étudier toutes les propositions d’acquisition de la part d’investisseurs français. Pour les activités éolien offshore et onshore d’Alstom.

En effet, Jeffrey Immelt (PDG de General Electric) a déclaré au chef de l’Etat qu’ils étaient résolus à « collaborer avec l’Etat, Areva et EDF afin de protéger ce secteur (nucléaire) et de préserver ses exportations ».

Le PDG d’Alstom n’est pas pour autant décidé à rejeter de manière définitive l’offre du Siemens.

Une porte ouverte à Siemens

Le Conseil d’Administration aurait ouvert une période durant laquelle General Electric sera tenu par son offre. Alstom s’interdisant de démarcher de nouveaux acquéreurs. L’objectif de ce délai étant d’accorder un sursis au groupe Allemand afin que ce dernier puisse peaufiner son offre.

Siemens aurait déjà proposé au groupe français de joindre à son activité ferroviaire l’ensemble de ses activités de transport et non plus uniquement sa branche des trains à grande vitesse comme prévu dans la première offre faite à Alstom.

collaboration

En attendant une réponse définitive de la part d’Alstom, l’AMF a annoncé que le titre d’Alstom serait de nouveau côté.

Conclusion

Au regard des engagements pris de la part du groupe Américain quant aux emplois et au maintien des centres de décision en France, l’Etat a estimé avoir été entendu. Le Conseil d’Administration a énoncé rendre une décision d’ici début Juin, laissant qu’un lapse de temps réduit au groupe Allemand pour faire une contre proposition. Ce dernier voyant l’étau se refermer progressivement sur lui compte tenu des efforts réalisés par le géant Américain.

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À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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