Croissance française : les estimations de l'INSEE

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Par Stéphane van Huffel - le 26/03/2013

Prévisions d’activité faibles, pouvoir d’achat en berne, baisse des investissements dans le logement,…l’Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques (INSEE) annonce dans sa note de conjoncture du mois de mars que l’économie française connaîtra une croissance « quasi nulle » pendant tout le premier semestre 2013.

prévision de la croissance économique française pour 2013

Des prévisions moroses

Depuis sa note de conjoncture de décembre 2012, l’INSEE a affiné ses estimations sur la croissance nationale. On ne constate qu’un seul changement notable dans ce nouveau rapport du 21 mars : après la révision à la baisse de l’activité du 4ème trimestre, la croissance n’a pas été de 0,1% comme initialement prévu mais elle a été nulle.


Toujours selon les économistes de l’INSEE, le PIB stagnera au 1er trimestre 2013 (au lieu d’augmenter de 0,1% comme prévu) et progressera de 0,1% eu 2ème trimestre. Ces prévisions sont en accord avec celles de Bruxelles qui table pour l’année 2013, sur une croissance de 0,1% en France.

D’après Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture de l’INSEE, pour le 1er semestre la croissance est « quasi nulle, un peu à l’image de ce que l’on voit (dans la) zone euro en moyenne ». Il ajoute que « globalement, le climat est dégradé mais pas plus qu’il y a 6 mois. En fait, la situation économique française est relativement stable depuis plusieurs semestres ».

croissance française les nouvelles estimations des économistes de l'INSEE

Les conséquences pour les entreprises et les salariés

Au vu de ces chiffres, il est de plus en plus difficile d’être optimiste pour 2013. Les leviers internes de l’économie française ne sont pas en mesure de repartir rapidement. Les entreprises viennent à peine de stabiliser leurs marges à un bas niveau et dans les usines, les machines restent en sous utilisation. Conséquence : selon l’INSEE, les investissements des entreprises devraient encore reculer au 1er semestre 2013.


Autre résultat, les sociétés devraient probablement continuer à tailler dans leurs effectifs. L’INSEE prévoit 74 000 destructions de postes dans le privé au cours du 1er semestre ce qui devrait porter le taux de chômage à presque 11% à la mi 2013. Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en février pourrait d’ailleurs établir un record et dépasser celui de 1997 (3,185 millions).


Dans ce contexte difficile et avec en prime les augmentations d’impôts, les ménages français ne peuvent pas être moteur de la consommation. On table sur une stagnation de la consommation au 1er trimestre et sur une augmentation de 0,1% au deuxième.

Un rebond des exploitations

Seule lueur d’espoir, les exportations devraient progresser au 1er semestre grâce à une reprise des Etats-Unis et de l’Allemagne. « Le climat des affaires s’améliore un peu partout dans le monde » note Cédric Audenis. A terme, une amélioration de la situation en Italie et en Espagne pourrait aider l’industrie et les exportations françaises.

Conclusion

La France semble donc en pleine stagnation tant sur le plan de la croissance que sur celui de l’évolution du PIB ou de la consommation. Le pacte de compétitivité du Gouvernement va-t-il jouer un rôle et contribuer au déblocage de la situation ? L’INSEE prévoit qu’au 1er semestre 2013, le Crédit d’Impôt destiné aux entreprises sauvera 15 000 emplois.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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