Impôts : les nouveautés pour 2018

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Par Stéphane van Huffel
Le 04/01/2018

L’article « Impôts : les nouveautés pour 2018 » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Le gouvernement l’a annoncé, les mesures fiscales qui entreront en vigueur cette année devraient engendrer une économie de 7 milliards d’euros pour les entreprises et les ménages. En effet, Edouard Philippe avait annoncé en juillet dernier un « effet de souffle fiscal en faveur de l'investissement, de l'emploi et de la croissance ». Ainsi, avec un objectif de baisse de l’impôt sur les sociétés à 28% en 2018 pour les entreprises (objectif fixé à 25% en 2022 par Emmanuel Macron) et une réforme en profondeur de la fiscalité du capital pour les ménages, le gouvernement espère changer son image de « gouvernement des riches ».

Les changements phares

La taxe d’habitation figure parmi les principaux changements. Cette dernière permettra aux contribuables dont le revenu fiscal de référence est de 27 000 euros pour une personne seule ou 43 000 euros pour un couple de diminuer ses impôts locaux. Si cette réforme suscite beaucoup de défiance de la part des maires, cette taxe diminuera d’un tiers chaque année pour disparaître en 2020. En somme, 20% des contribuables resteront assujettis à cet impôt qui, jugée inégalitaire, pourrait complétement s’estomper.

Un des choix stratégiques du gouvernement est de « récompenser le travail ». Ainsi, avec une augmentation de la CSG (Contribution Sociale Généralisée) de +1,7% ou 9,2% au lieu de 7,5% et une suppression des cotisations maladies et chômage, les salariés devraient bénéficier d’une économie de 3,15% sur leurs revenus bruts mensuels. Pour les fonctionnaires, l’augmentation de la CSG sera simplement compensée. Avec ce mécanisme, les ménages percevant des revenus locatifs et les retraités seront pénalisés étant donné qu’ils ne cotisent pas à l’assurance chômage ni à l’assurance maladie.

Cette année, la mise en place du PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) ou encore flat taxe au taux unique de 30% (prélèvements sociaux inclus) est aussi l’un des grands changements en matière de fiscalité du capital. Depuis 2013, ces revenus catégoriels (dividendes, intérêts et plus-values de cessions) étaient imposés sur le revenu. Ils seront désormais, tout comme les PEL (Plan Épargne Logement) ouverts en 2018 et l’assurance vie, assujettis au PFU à compter du 1er janvier.

Il n’existe désormais plus de déclaration d’ISF pour les contribuables ayant un patrimoine total (immobilier + financier) de 1 300 000 euros, mais d’un IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) ne portant que sur les actifs immobiliers. Cependant, certains signes extérieurs de richesse tels que les yachts ou les voitures de luxe verront leur taxation relevée.

Conclusion

Si un grand nombre de français appréhende les réformes proposées dans le Projet de Loi de Finance de 2018, les analystes considèrent qu’il n’y aura pas d’effet immédiat sur les ménages et qu’une partie de la population seulement pourra profiter des réformes proposées. Dans un tel contexte, le gouvernement a choisi d’appliquer de manière progressive ces nouvelles mesures.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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