Les réformes envisagées par François Hollande

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Par Stéphane van Huffel - le 26/05/2013

Lors de la conférence de presse du Président de la République qui a eu lieu le 16 mai 2013, François Hollande a annoncé les plans de réformes sociales et économiques. Elles concernent l'emploi, la question des retraites, l'amnistie, la simplification administrative, et le financement des entreprises à travers l'épargne longue.


La France, pour sortir d'une situation économique et sociale difficile, se doit d'être en mouvement, de s'adapter, de trouver des voies de sortie et de faire des compromis. L'institution de la Présidence de la République se voit naturellement confiée cette lourde tâche, mais François Hollande réussira t-il à rassembler?


Quels sont les obstacles sur les difficiles chemins des réformes ? Dans un premier temps, observons ces plans de réforme, et nous verrons à quoi elles risquent de se heurter, et surtout comment le Président de la République compte les solutionner.

Quelles sont les réformes envisagées par François Hollande ?

Les réformes envisagées par François Hollande

Sur la question de l'emploi :

« Je m'y tiens ». Tout en ajoutant que la courbe du chômage s'inversera que si la croissance reviens. Voici quelques mesures présentés : Élargissement des emplois d'avenir (100 000 milles postes espérés d'ici la fin de l'année), contrats de génération (75 000 contrats souhaités d'ici le 31 décembre), mesures pour la création d'entreprise. A noter que depuis l'élection Présidentiel, le chômage a augmenté de + 300 000 chômeurs.

Sur la question de la retraite :

Hausse de la durée d'activité pour la corréler à l'augmentation de l'espérance de vie ainsi que pour corriger les inégalités existantes, mais cette réforme se fera en plusieurs étapes et en concertation avec les partenaires sociaux.

Sur l'amnistie des cas exceptionnels :

« On ne peut pas condamner ce qui s'est passé au Trocadéro ou ailleurs, et dire ensuite, c'est normal que pour d'autres conflits on détruise. Il n'y a aucun conflit qui justifie qu'on détruise», a-t-il précisé. C'est la raison pour laquelle il a précisé que les demandes d'amnistie seront examinées au cas par cas (Amnistie sociale visant les faits syndicaux).

Sur le financement des entreprises via l'épargne longue :

Cela concerne les assurances vies, ce projet de réforme encouragerait les français à diriger leurs épargnes vers des contrats favorisant le financement des entreprises et plus particulièrement les PME-ETI (ETI « entreprise de taille intermédiaire) en échange d'une fiscalité et de prélèvements sociaux plus avantageux, et tout cela dans le cadre d'une épargne longue. Cela concernera aussi les PEA. Pour l'instant plusieurs questions sont encore en suspens, notamment concernant l'épargne longue à capital garantie, car comment peut-on garantir des Unités de comptes ?

Sur la question de la lenteur administrative :

Le principe serait le suivant: « Lorsqu'une entreprise posera une question à l'Etat, l'absence de réponse vaudra acceptation. » Alors qu'aujourd'hui le principe est le contraire.

Les obstacles à la bonne mise en place de ces réformes envisagées

L'exemple de l'ancien Chancellier Gerhard Schröder :

"Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux". François Hollande assistait, ce jeudi 23 mai, à la fête organisée pour les 150 ans du parti social-démocrate allemand, le SPD. L'exemple allemand est souvent mis en évidence, bien que tout ne soit pas transposable dans notre pays. Aujourd'hui nous savons ce qu'a coûté les réformes allemandes initiés par l'ancien Chancellier : Sa NON réélection.


François Hollande réussira t-il à imposer ses réformes dans la douleur ? Au risque de ne pas réussir à obtenir un second mandat ? Alors qu'aujourd'hui, les sondages ont démontré son peu de popularité, serait il plutôt tenté plutôt de ménager les sensibilités des uns et des autres et renoncer aux réformes ?

Les obstacles à la bonne mise en place de ces réformes envisagées

L'autre obstacle est structurellement liée à l'administration française :

Lorsque le capitaine d'un paquebot donne l'ordre à l'équipage de changer de cap, il peut s'écouler quelques moments avant de voir l'ensemble bouger. L'administration française est évidemment la mauvaise élève de la réactivité. "Le premier blocage, c'est la lenteur à laquelle trop de monde s'habitue partout. Nous devons aller beaucoup plus vite dans la mise en œuvre de toutes les décisions et cela vaut pour tous les secteurs : l'administration, les banques, les décideurs publics", avait-t-il expliqué. "Le second blocage, c'est la lourdeur, la lourdeur des procédures", ajoutait-il le 12 mars à Dijon.

La solution pour un ordre de marche en bataille rangée :

A la sortie du Conseil des ministre du 13 mars, Najat Vallaut-Belkacem a déclaré que le Président envisage de recourir à ce que la Constitution permet : faire appliquer les réformes par Ordonnance.

Conclusion

La vraie question, François Hollande aura t-il le courage d'utiliser cette possibilité ? Cela a rendu d'anciens présidents de la république impopulaire, sa côte est actuellement déjà bien basse. Et sur le fond, ces mesures seront-elles suffisamment efficaces pour sortir la France de cette situation de récession ? Le temps nous le dira.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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