Billet 15 - 2ème rendez-vous avec mon CGPI

Par Karl Toussaint du Wast - le 23/01/2013
pierre-objectif

Il y a quelques semaines je faisais la connaissance du conseiller en gestion de patrimoine indépendant que j’avais sélectionné. Aujourd’hui, je l’ai revu afin qu’il me présente le fruit de son travail et de ses réflexions. Lorsque je l’avais vu pour la 1ère fois, il m’avait demandé de définir des objectifs et de lui faire part de mes souhaits et/ou de mes interrogations ; les voici : mon 1er objectif est de me constituer efficacement et le plus intelligemment possible un patrimoine. Dans un deuxième temps j’avais un certain nombre de questions sur les produits suivants et leur pertinence : SCPI, FCPI, investissement PME et assurance-vie.


Après avoir méthodiquement réparti ses « outils de travail » sur la table, il commence par reprendre l’audit que nous avions rempli ensemble et par faire un tour rapide des éléments clés en me demandant de lui confirmer et de valider à nouveau ma capacité d’épargne ainsi que mes objectifs.

J’acquiesce. Rien à changer lui dis-je depuis la dernière fois. Je m’impatiente, curieux de découvrir ce qu’il a bien pu envisager.


Ensuite, le CGP me remet une lettre de mission à l’en tête de son cabinet. Cette lettre reprend entre autre la chronologie de nos échanges, l’objet de notre rencontre, les objectifs fixés ainsi que les modalités de sa rémunération. Il m’explique alors que comme pour tout professionnel des métiers du conseil, il facture ses honoraires à l’heure, mais que lui a en revanche pour habitude, dans la mesure où il est également rémunéré sur les produits et solutions proposées, de ne pas facturer ces honoraires si les clients décident au final de retenir ses préconisations, sans me cacher qu’il a par ailleurs un intérêt financier à ce qu’ils optent pour cette seconde option.


Je trouve son discours à la fois transparent et très professionnel. Je lui donne sans hésiter mon assentiment en signant cette lettre de mission. Après tout, si cet homme me fait gagner du temps et de l’argent, pourquoi me priverais-je de ses services ?


Oh j’ai bien conscience que nous n’avons guère cette « culture » en France ; j’en veux pour preuve les remarques que mes collaborateurs au travail m’ont faites la semaine dernière lorsque je leur avais dit que j’allais rencontrer un CGP. « Pourquoi vas-tu payer quelqu’un alors que tu as déjà un banquier et que tu peux trouver tout un tas de choses gratuitement sur Internet ».

Certes ils n’ont pas tort, mais en ce qui concerne les « conseils » de mon banquier, c’est bon, j’ai donné ! Et je ne recommencerai plus. J’ai appris à mes dépends que le métier du banquier n’était pas du tout là pour nous conseiller, mais uniquement pour vendre les produits de la banque. Quant-à Internet, même si je m’en sers quotidiennement pour mes recherches, je suis également conscient des limites de mes compétences, et puis on ne sait pas toujours si l’on peut se fier à l’information.


Remarquant mon regard insistant sur ses documents, il ne tarde donc pas à m’expliquer le déroulé de notre entretien. Dans un 1er temps, il va me présenter ce qu’il appelle mon « bilan patrimonial », c’est-à-dire une analyse photographique de l’état actuel de mon patrimoine, photographie qui tient donc compte des informations que je lui avais communiqué lors de notre précédent entretien. Puis, il me présentera ses préconisations, là encore en tenant compte à la fois de ma situation, mais également de mes objectifs et priorités. Enfin, il m’indique qu’il répondra à mes questions.

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Nous commençons donc par voir ensemble le bilan patrimonial, partie que nous passons relativement rapidement ; d’une part car je valide avec lui ce qui y est précisé, et d’autre part car je suis impatient de découvrir ce qu’il va me présenter.


Très vite donc nous arrivons à la seconde partie de notre entretien : les préconisations.


Il me rappelle alors les objectifs que je lui avais fixés lors de notre précédent entretien : le 1er qui était assez général : me constituer efficacement et le plus intelligemment possible un patrimoine. Le second quant à lui concernait un certain nombre d’interrogations que j’ai à l’égard de différents produits et leur pertinence : SCPI, FCPI, investissement PME et assurance-vie.


Pour se faire, je lui avais accordé une capacité d’épargne de 500 € / mois.


Avec clarté et pédagogie, le CGP m’explique alors qu’une stratégie de construction patrimoniale se fait chronologiquement et progressivement et que pour cela, il faut donc commencer par l’essentiel.

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Selon lui, et compte tenu de ma situation personnelle, cet « essentiel » passe par trois premiers piliers qu’il faut construire simultanément :

  1. Investir dans l’immobilier à crédit pour se constituer à terme un capital qui générera des revenus complémentaires
  2. Ouvrir un contrat de capitalisation (type assurance-vie)
  3. Ouvrir un PEA


Si ces trois actions ont chacune un intérêt et une mécanique distincte, elles répondent pourtant bel et bien au même objectif : me constituer un patrimoine efficacement et intelligemment.


L’immobilier sera donc acquis grâce à un prêt bancaire et un delta de 300 € d’épargne servira à équilibrer le financement. Pour cela, il me recommande les résidences de services de type Senior ou étudiantes

125 € seront placés chaque mois sur le contrat de capitalisation. L’objectif ici étant à la fois de diversifier les placements et de viser un objectif de rentabilité nette de l’ordre de 5% nets tout en bénéficiant des avantages fiscaux de l’assurance-vie.


Les 75 € restants quant à eux seront placés sur le PEA pour aller chercher de la performance en Bourse. Il pense que les marchés boursiers, et notamment le CAC 40 ont d’importantes marges de progression à 5 ans et qu’il faut donc en tirer profit.


Nous passons une bonne partie de notre rendez-vous à voir en détail les tenants et aboutissants de chacun de ces dispositifs, leurs avantages, leurs limites etc… et je dois reconnaître que sa stratégie est aussi sensée que convaincante.


Enfin, il prend quelques minutes pour répondre à mes questions sur les produits qui avaient suscité mon attention, en m’expliquant qu’il est peut-être un peu tôt pour s’y intéresser mais que nous aurons très certainement l’occasion de nous pencher dessus, un peu plus tard.


Convaincu et décidé à avancer, nous nous quittons donc après avoir fixé ensemble un nouveau rendez-vous pour formaliser la mise en place de ces contrats. Lui et moi nous quittons donc satisfaits.


Il est vrai que je ne suis pas mécontent d'avoir opté pour un petit coup de pouce car je dois bien vous l'avouer, mes premières tentatives pour « boursicoter » n'ont pas été un franc succès... Enfin... Je vous réserve ces petites anecdotes pour une prochaine fois, car pour nos futures retrouvailles j'ai envie de parler d'un sujet un peu plus léger, le « budget ski » . Et surtout, comment profiter des joies des sports d'hiver sans se ruiner !

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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