La City œuvre pour un "soft Brexit"

Visa expert

L’article « La City œuvre pour un "soft Brexit" » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Stéphane van Huffel - le 12/07/2017

A la suite de la défaite de Theresa May lors des élections du 8 juin, les financiers britanniques reprennent espoir et reviennent en force pour essayer d’influencer les négociations du Brexit. Convaincus que la sortie de l’Union Européenne peut se faire de façon plus « douce » et moins contraignante pour le secteur financier, ils tentent aujourd’hui de faire entendre leur voix.

La City rassurée après la défaite de Theresa May

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, souhaitait sortir du marché unique et mettre fin au « passeport européen » qui permettait aux banques britanniques d’échanger leurs services bancaires avec les autres pays membres de l’Union Européenne. Theresa May prévoyait donc une sortie dure de l’Union Européenne et souhaitait supprimer tous liens existants avec cette union politique, économique et monétaire.

Cette sortie brutale serait très défavorable au secteur financier britannique. C’est pourquoi La City, la place de marché de Londres et la première place financière d’Europe, se réjouit de l’affaiblissement de la position et de la stratégie de la Première ministre suite aux élections de juin. Les financiers peuvent désormais reprendre leurs efforts et entreprendre les négociations du Brexit pour tenter d’avoir une sortie de l’Union Européenne plus « soft » et moins défavorable au secteur financier.

La City essaye de faire entendre sa voix et d’influencer les négociations

La City souhaite conserver des liens avec l’Europe, avoir une sortie plus « douce » et faire que cette sortie soit le moins défavorable possible au secteur financier. Pour ce faire, les lobbys de la finance tentent d’influencer les négociations du Brexit et ont déjà demandé au gouvernement britannique à ce que les organismes de régulation européens continuent à jouer leur rôle de supervision après le Brexit.

Sans cela, la City craint que l’activité de compensation des transactions financières en euros disparaisse, alors même que c’est la principale activité réalisée dans le pays. De nombreuses autres demandes ont également été formulées par la City dans le but de défendre le secteur financier britannique mais les négociations sont toujours en cours…

Des négociations qui sont loin d’être remportées

Les négociations autour des propositions de la City sont loin d’être gagnées. En effet, Theresa May a convaincu de nombreux membres du gouvernement sur la mise en place d’un Brexit « dur ». Même si sa position se retrouve affaiblie par les élections du 8 juin, les partisans résistent et ne lâchent pas leurs efforts. Il est pourtant nécessaire de conclure un accord final, afin que les banques et autres acteurs financiers puissent se préparer et s’adapter aux changements.

Conclusion

Suite aux élections du 8 juin, les lobbys financiers et La City reprennent espoir et décuplent leurs efforts pour tenter d’influencer les négociations du Brexit et d’avoir une sortie moins défavorable au secteur financier. Ils prônent pour une sortie plus « soft » et le maintien de certains liens avec l’Union Européenne.

La City demande notamment à ce que la supervision européenne soit maintenue après le Brexit, afin que l’activité de compensation des transactions financières en euros puisse continuer d’exister. Mais le combat est loin d’être gagné car les partisans d’un Brexit « dur » résistent et bloquent les négociations. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre qu’un accord final soit conclu ...

Je m'inscris

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides