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Présidentielle : les banques profitent de "l’effet Macron"

Ecrit par : Stéphane van Huffel

Conseiller en gestion de patrimoine

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Le Crédit Agricole et la Société Générale affichent une hausse de leurs valeurs boursières de 10% et la BNP de 7%. Suite aux premiers tours des élections présidentielles, les marchés craignaient un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Un soulagement des banques

Un soulagement règne ce lundi sur les marchés financiers. En effet, ils tremblaient face à un éventuel duel entre Le Pen et Mélenchon, deux candidats qui désiraient sortir de l’euro. Les banques ont bénéficié de « l’effet Macron » car elles signent une forte augmentation au sein du CAC 40 : le Crédit Agricole a augmenté de 10,8%, la Société Générale de 9,8%, BNP Paribas de 7,5%. Au total, les trois groupes bancaires ont augmenté leur valeur boursière en une séance d’approximativement 13 milliards d'euros.

Les banques rassurées

Les investisseurs sont soulagés du résultat. Le CAC 40 a gagné 4,14%, sa plus forte hausse en pourcentage depuis 9 mois, et clôturant à son plus haut niveau depuis janvier 2008, à 5 268,85 points. De plus l'indice DAX, à la Bourse de Francfort, a battu son record absolu. L'indice MSCI des 46 principaux marchés boursiers mondiaux a également inscrit un plus haut historique. L'euro s'est apprécié de 1,19% face au dollar à 1,0854$.

« C'est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément », a réagi le stratégiste Deutsche Bank, Sébastien Galy, spécialiste de macro-économie et des devises, auprès de l'agence Bloomberg.

Le candidat, Emmanuel Macron, est considéré comme « le candidat le plus favorable à la construction européenne, alors que 8 des 11 candidats voulaient renégocier les traités européens », écrit le gérant d'actifs Candriam.

L’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes diminuent fortement depuis lundi, avec 43 points de base. En février, lors de la campagne présidentielle, le spread avait augmenté de 80 points car les marchés s’inquiétaient du risque Le Pen et d’un Frexit.

Néanmoins, l’évolution du cours des banques est dépendante de celle des écarts de taux. Ce lundi, les analystes de JP Morgan prévoient que : « Les banques de la zone euro devraient le plus bénéficier du rebond des rendements obligataires. La corrélation entre les deux reste très forte. »

Conclusion

Le risque d’une sortie de la zone euro a fortement diminué et les banques ainsi que leurs actionnaires se rassurent car d’après les sondages Emmanuel Macron sera favorable au second tour.

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A propos de l'auteur

Stéphane van Huffel, Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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