Les idées de la BCE pour stimuler l’activité

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Par Stéphane van Huffel - le 09/04/2013

Jeudi dernier, à l’occasion de sa conférence de presse mensuelle, le Président de la BCE (Banque Centrale Européenne) Mario Draghi a reconnu que les divergences dans la transmission de la politique monétaire de la zone euro étaient un réel problème. Il s’est déclaré prêt à agir à travers la mise en place de nouveaux instruments « non conventionnels ».

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Le printemps 2012 ressemble à 2013

Au printemps 2012, le président de la BCE avait rassuré les marchés financiers en promettant de « tout faire » pour sauver la zone euro. Cette déclaration avait été suivie à la rentrée de septembre par la présentation du programme OAT (Outright Monetary Transactions) de rachat d’obligations des pays en difficulté.


Jeudi dernier, Mario Draghi a encore préparé le terrain à l’arrivée d’un geste fort en assurant que son institution travaillait sur de « nouveaux instruments » conventionnels ou non, pour stimuler l’économie.

Quels sont ces nouveaux instruments ?

Pour le moment, Mario Draghi n’est pas très explicite et refuse d’en dire plus sur ces nouvelles mesures. Aucune piste concrète n’est avancée. « Nous réfléchissons à 360 degrés, examinant tout ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire afin de trouver les meilleures mesures possibles, conciliables avec nos règles institutionnelles » s’est il contenté de dire. Il semblerait toute fois que la BCE pourrait s’inspirer « de ce qui se passe dans d’autres pays ».


Par exemple, la Banque d’Angleterre rachète en direct des titres d’entreprises. La FED américaines mène de son coté une politique monétaire très « accommodante » pour favoriser la reprise aux Etats-Unis. La Banque Centrale du Japon, elle, a pris récemment des initiatives spectaculaires. Elle a décidé d’accélérer et d’élargir ses mesures d’assouplissement monétaire et d’augmenter ses achats d’obligations d’Etat.

Des moyens plus conventionnels

En attendant que ces réflexions aboutissent à de nouvelles mesures, la BCE utilisera peut être des moyens plus conventionnels en appliquant par exemple une baisse des taux. Pour le moment, elle a maintenu son principal taux de refinancement à 0,75% mais il n’est pas exclu qu’elle l’abaisse dans les semaines à venir. Plusieurs indices ont déjà été semés par Mario Draghi qui a notamment indiqué à plusieurs reprises que l’inflation était sous les 2% et qu’elle y resterait certainement pour le reste de l’année.


Si en pratique, une baisse des taux serait peu efficace, elle pourrait doper la confiance des marchés.

Une lente reprise

Même si d’après Mario Draghi, « les récents indicateurs confirment que la faiblesse de l’économie s’est étendue durant la première partie de l’année », il pense toujours que l’activité devrait se stabiliser « et connaître une reprise graduelle d’ici à la fin de l’année ». Il est cependant clair pour lui que cela sera difficile : « l’ajustement des budgets publics et privés et les conditions de crédit toujours restrictives pèseront sur l’activité économique » d’où la nécessité de trouver des instruments plus puissants qu’un seul assouplissement monétaire.

Conclusion

Même Si Mario Draghi a appelé les responsables politiques à faire de gros efforts, il a cependant jugé que des progrès avaient déjà été accomplis notamment au niveau de la gouvernance de la zone euro.

Ces efforts, conjugués au programme OMT adopté en septembre dernier par la BCE ont permis de ramener une certaine confiance qui a sans doute évité un retournement des marchés lors des récents évènements de Chypre.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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