ORPEA vise les retraités chinois

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Par Karl Toussaint du Wast - le 07/05/2013

Le marché de la dépendance en Chine est en pleine augmentation, et ce phénomène va continuer de s’accroitre durant les années à venir. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène comme par exemple le vieillissement de la population chinoise et l’espérance de vie qui s’allonge considérablement grâce aux progrès de la médecine. Ainsi, on estime que d’ici 2050, la part de la population qui a plus de 60 ans sera multipliée par 2.5, passant de 185 à 450 millions, dont 30% auront plus de 80 ans. Dans les décennies à venir, ces différents facteurs vont avoir un impact sur le marché de la dépendance qui va donc connaître un fort développement.

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Aujourd’hui, il faut savoir que la Chine est assez mal préparée face au défi de la dépendance. En effet, il y a un large écart entre le nombre de lits construits chaque année en résidence d’accueil pour personnes âgées et la demande.


C’est pourquoi, certains opérateurs français spécialisés dans la prise en charge de la dépendance multiplient leurs implantations à l’international. C’est le cas notamment du leader du secteur, ORPEA, qui après s’être installé en Espagne, Belgique, Italie et Suisse, vient d’annoncer son désir d’implantation en Chine, immense marché dans un pays qui fait face aux implications du vieillissement de sa population.

Gros plan sur ORPEA :

  • C’est le numéro un français dans la prise en charge de la dépendance avec 431 établissements pour un peu plus de 40000 lits.
  • Le groupe est fort d’une expérience de 24 ans dans la prise en charge globale de la dépendance.
  • Un chiffre d’affaires de 1.4 milliard d’euros pour l’année 2012


Les chinois avaient l’habitude de penser (et c’était d’ailleurs une tradition) que ce serait leurs enfants qui prendraient le relais quand ils ne pourraient plus s’assumer seuls. Ainsi, il était tout à fait courant de voir les parents venir s’installer dans la famille de l’un de leurs enfants, mais la politique de l’enfant unique, mise en place en 1979 a changé la donne. Il devient en effet bien difficile pour deux parents de se reposer sur un seul enfant. Cette impossibilité pour les enfants de prendre systématiquement en charge leurs parents fait que de plus en plus de chinois doivent trouver un endroit où passer « leurs vieux jours ». Le besoin de création de chambres en résidence pour personnes âgées s’en voit donc augmenté mécaniquement.


L’objectif d’ORPEA est de développer des résidences médicalisées dans des grandes villes chinoises, là ou la demande est importante et l’offre très largement insuffisante, comme Shanghai ou Pékin. En effet, trouver une structure d’accueil dans une chine vieillissante n’est pas chose aisée, les maisons de retraites saturent et ne sont pas forcement médicalisées. Le groupe devra en amont mettre tout en place pour s’adapter à la culture du pays et bien appréhender l’environnement. Cela passera notamment par l’emploi d’équipes locales capables de répondre aux impératifs en termes de soins (médecine chinoise) et de projets de vie, c'est-à-dire les habitudes de fonctionnement des personnes âgées chinoises.

Conclusion

Fort de son expérience et de sa position de leader, le groupe français se lance à l’assaut d’un marché en plein essor. Selon ORPEA, cette nouvelle étape de développement aurait été bien accueillie par les investisseurs (locaux et internationaux) qui auraient déjà manifesté leur volonté d’accompagner le groupe dans la réalisation des investissements immobiliers nécessaires. Ce nouveau projet s’inscrit dans une volonté d’internationalisation puisque aujourd’hui le chiffre d’affaires du groupe est constitué à 83% par son activité dans l’hexagone.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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