Crise sanitaire : procrastiner ou préparer la suite ?

Ecrit par : Stéphane van Huffel

Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

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Dans un contexte de crise sanitaire inédit, nombreux sont les investisseurs et les épargnants qui s’interrogent sur les comportements et les conduites à adopter dans la gestion de leurs placements. Si certains appréhendent de voir leur épargne se comprimer, d’autres se montrent plus opportuniste et en profitent pour mener à bien leurs projets d’investissements.

Comme dans toute crise financière, l’accessibilité et l’accompagnement de votre conseiller financier feront toute la différence. Mais alors faut-il reporter ses projets ou au contraire préparer la suite dès aujourd’hui ?

Un contexte inédit

Depuis le début de cette crise mondiale, les Banques Centrales ont injecté des liquidités considérables dans l’économie. C’est plus qu’en 2008 et plus qu’en 2011. Ce soutien a pour objectif notamment de pouvoir prêter directement aux entreprises. De par leurs relances budgétaires, les gouvernements aussi prennent des mesures exceptionnelles pour soutenir les PME et les compagnies aériennes notamment.

Si les moyens employés sont exceptionnels, c’est la durée du confinement et ses répercussions sur l’économie qui demeure le gros point d’incertitude et font trembler les marchés.

L’investissement immobilier

En préambule, il faut se souvenir qu’un investissement immobilier s’établit par nature sur de nombreuses années. Il est donc contradictoire de le comparer ou le ramener aux inquiétudes économiques à court terme. En effet, l’immobilier « pierre papier » a un horizon d’investissement de 6 ans à 8 ans minimum et l’immobilier physique peut même être viager.

Au-delà de la durée d’investissement, un gestionnaire de SCPI ou de fonds immobilier non coté ayant dans son parc de l’immobilier de qualité avec des baux commerciaux très appréciables et une trésorerie solide va pouvoir supporter un aménagement locatif de quelques mois. Il en est de même pour votre immobilier direct, si celui-ci a été bien choisi et si il est bien géré.

De plus, les conditions d’octroi de crédit restent encore très profitables et ne seront surement plus aussi avantageuses à terme.

L’investissement financier

Pour les épargnants actuels sur des supports tel que l’assurance-vie, la durée d’investissement doit demeurer le facteur de prise de décision numéro un. Pour les unités de compte, il est important de garder à l’esprit que l’évaluation d’un portefeuille à un instant précis n’est pas définitive. Ces dernières connaîtront toujours des variations plus ou moins corrélées aux périodes économiques d’envergures. La performance moyenne se réalise mais s’évalue aussi sur le long terme, il faut donc faire preuve de patience au risque de valider des positions au point de marché le moins avantageux.

En résumé...

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu et de taille : il faut que l’argent continue de circuler afin de soutenir l’économie et d’espérer une relance. Face à ces enjeux, les moyens mis en place par les gouvernements et les Banques Centrales sont colossaux et se montrent plutôt rassurants. À terme, l’objectif est clair : remettre l’offre et la demande dans le même panier.

Quand on comprend ce contexte, on réalise l’importance psychologique des acteurs économiques (investisseurs, épargnants, consommateurs etc.) et leur impact sur l’économie. En préparant la suite, les épargnants soutiennent favorablement l’économie et concrétisent leur projet dans le timing prévu.

Contrairement à la crise des Subprimes, cette crise épidémique n’a pas lieu de devenir structurelle même si elle sera violente et durera sans doute plusieurs mois.

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Crayon auteurÀ propos de l'auteur

Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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